Kakémono, roll-up, X-banner, oriflamme : lequel tient debout où
On m'a livré un jour un roll-up pour une manifestation en extérieur, en septembre, sur une place du Béarn. Il a tenu vingt minutes. Le vent n'était pas fort : le support était simplement le mauvais.
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Par Jean-Marc Vidalou · 3 septembre 2026
Le mot kakémono, et ce qu'il est devenu
En japonais, un kakémono est une peinture ou une calligraphie montée sur un rouleau vertical, qu'on suspend et qu'on enroule. Le mot est arrivé dans la communication française par la forme : un visuel vertical, plus haut que large, suspendu.
Dans le vocabulaire des imprimeurs aujourd'hui, « kakémono » désigne à peu près n'importe quel visuel vertical de grande taille, suspendu ou sur pied. C'est un mot valise, et c'est pour cela qu'il faut préciser le mécanisme quand on commande.
Les formats les plus vendus tournent autour de 80 × 200 cm et 85 × 200 cm, avec du 100 × 200 cm et du 120 × 200 cm au-dessus. La hauteur de 200 cm n'est pas un hasard : elle place le haut du visuel au-dessus de la tête d'une personne debout et elle passe sous à peu près tous les plafonds de salle.
Les cinq mécanismes, et ce qui les distingue
Le roll-up. Un caisson en aluminium au sol contient un ressort ; on tire la toile, un mât télescopique la maintient. Il se déploie en trente secondes, se range dans une housse de la taille du caisson, et pèse entre 3 et 6 kg selon la largeur. C'est le support le plus vendu et le plus pratique à transporter.
Sa faiblesse est la stabilité. Le caisson fait 20 à 30 cm de profondeur pour deux mètres de hauteur : c'est un objet en équilibre, calculé pour un intérieur sans courant d'air. Un roll-up qui tombe se plie au niveau du mât, et le mât est la pièce la plus fragile.
L'enrouleur double face. Même principe, deux toiles dos à dos. Il pèse plus lourd, ce qui le rend plus stable, et il permet d'être vu des deux côtés d'une allée. Il coûte à peu près le double.
Le X-banner. Une croix en fibre de verre ou en aluminium, sur laquelle la toile se tend par quatre œillets aux coins. Il pèse moins d'un kilo, il coûte trois à quatre fois moins cher qu'un roll-up, et il se monte en une minute.
Sa faiblesse est la tension : la toile se déforme légèrement aux coins et le visuel n'est jamais parfaitement plat. Sur une photo, ça se voit. Sur un aplat de couleur avec un logo, non.
L'oriflamme, ou voile. Un mât en fibre de verre porte une toile fixée par une gaine sur toute la hauteur du mât. Le mât est souple, la toile suit le vent, et l'ensemble se lit de tous les côtés parce qu'il tourne. C'est le seul de la liste qui est conçu pour l'extérieur.
Les formes courantes portent des noms d'usage : goutte, plume, voile, rectangle. Les hauteurs vont de 2 à 5 m. La base change tout : un pied en croix pour de l'intérieur, une platine lestée pour une terrasse, un piquet planté dans la terre, ou un socle à eau ou à sable pour du bitume.
Le mur d'image. Une structure tubulaire pliante, de 2,25 à 3 m de large, sur laquelle on tend un textile imprimé. C'est le fond de stand, la toile de fond des interviews et des photos d'équipe. Il pèse 10 à 20 kg avec sa valise, et il demande deux personnes pour être monté proprement.
La question qui décide : dedans ou dehors
Elle passe avant toutes les autres, et elle élimine la moitié des candidats.
En intérieur, tout fonctionne. Le choix se fait sur le budget, la fréquence de montage et l'aspect. Un roll-up si on le déplace souvent, un X-banner si le budget est serré, un mur d'image si c'est un fond permanent de stand.
En extérieur, seul l'oriflamme est conçu pour ça. Le roll-up et le X-banner sont des objets d'intérieur, point. Un roll-up posé sur une terrasse par temps calme peut tenir une matinée ; il tombera au premier coup de vent, et il tombe toujours du côté où il y a des gens.
Le troisième cas, celui qui trompe le plus : l'intérieur ventilé. Un hall d'entrée avec des portes automatiques, une allée de salon avec un courant d'air, le pied d'un escalier mécanique. Ce sont des lieux d'intérieur avec un régime de vent d'extérieur. Un roll-up y a besoin d'être lesté, et le lest n'est pas dans la boîte.
Le lestage, qui n'est jamais fourni
Un roll-up standard n'a aucun lest. Le caisson pèse ce qu'il pèse, et c'est tout.
Trois solutions, dans l'ordre où je les recommande. Un pied élargi ou des pieds rabattables, vendus en option sur les modèles de qualité, qui doublent la base au sol. Des sacs de lest posés sur le caisson, discrets et efficaces, entre 5 et 10 kg. Ou, dans un hall, un positionnement contre un mur ou un pilier, ce qui ne coûte rien.
Pour un oriflamme, le lest fait partie du système : croix acier de 10 à 20 kg, socle à remplir d'eau ou de sable, ou piquet. Sur une place venteuse, le socle rempli est le minimum, et sur un mât de 5 m il faut souvent doubler.
Ce qui ne marche pas, et que je vois toujours : caler un roll-up avec une chaise, ou l'appuyer sur une table. Le mât n'est pas prévu pour prendre un appui latéral et il se voile.
Le support d'impression, ce qu'il change
| Support | Grammage courant | Ce qu'il apporte |
|---|---|---|
| Film polyester enroulable | 200 à 250 g/m² | Le standard du roll-up : rigide, plat, non transparent |
| Bâche PVC | 400 à 650 g/m² | Extérieur, résistance mécanique, se replie |
| Textile polyester | 180 à 320 g/m² | Mur d'image, se lave, se plie sans marquer |
| Toile pour oriflamme | 110 à 150 g/m² | Léger, laisse passer le vent, imprimé traversant |
Deux détails techniques qui décident de l'aspect final.
L'opacité. Un support fin laisse passer la lumière et le visuel de l'autre côté transparaît. Sur un roll-up double face, cela crée un fantôme visible. Les supports enroulables de qualité intègrent une couche grise ou noire au milieu ; c'est ce que veut dire la mention « blockout ».
La traversée. Sur un oriflamme, on imprime une seule face et l'encre traverse la toile : le verso est lisible, mais en miroir. Une impression double face avec une couche opaque au milieu existe, elle coûte nettement plus cher, et elle n'a de sens que si votre texte doit être lu à l'endroit des deux côtés.
La résolution : la question mal posée
On me demande des fichiers en 300 points par pouce pour des kakémonos de deux mètres. Cela donne un fichier de plusieurs gigaoctets pour un résultat strictement identique à un fichier quatre fois plus léger.
Un kakémono se lit à un ou deux mètres. À cette distance, 120 à 150 points par pouce suffisent largement. Sur un mur d'image dont on s'approche à cinquante centimètres pour lire un texte, on monte à 200. Sur une oriflamme lue à cinq mètres, 72 suffisent.
La règle qui vaut mieux qu'un chiffre : demandez à l'atelier à quelle échelle il veut le fichier. Certains travaillent au dixième, c'est-à-dire un fichier de 8,5 × 20 cm à 1 200 points par pouce pour un kakémono de 85 × 200 cm. Le résultat est le même, le fichier est manipulable.
Ce que je place où, quand on me demande mon avis
Un accueil d'entreprise, un support permanent : un roll-up de bonne facture avec pieds élargis, ou un cadre textile mural si l'emplacement est fixe. Le cadre mural coûte moins cher à la longue et ne tombe jamais.
Un salon professionnel : mur d'image pour le fond, un ou deux roll-ups pour les côtés. Prévoir la housse et le poids réel, parce que c'est vous qui portez.
Une manifestation en extérieur, une braderie, un marché : oriflammes, exclusivement, avec socle lesté. Deux oriflammes visibles de loin valent mieux qu'un grand panneau lisible seulement de face.
Une réunion ponctuelle, un budget serré : X-banner. Il ne fait pas illusion sur une photographie, il fait très bien le travail dans une salle.
Ce qu'il faut composer et à quelle hauteur
La règle qui décide de l'efficacité d'un kakémono n'est pas graphique, elle est physique : les gens ont les yeux à environ 1,60 m du sol.
Sur un support de deux mètres, cela découpe trois zones.
De 1,40 à 1,90 m : la zone de lecture confortable. C'est là que doit se trouver le message principal, et rien d'autre. C'est aussi la zone que la plupart des maquettes laissent vide, parce qu'on compose en regardant une image entière sur un écran et qu'on place naturellement le titre en haut.
Au-dessus de 1,90 m : le logo, une couleur, une forme. On les voit de loin, on ne les lit pas de près.
En dessous de 1,20 m : les mentions secondaires, l'adresse, le site. Personne ne se baisse pour lire, sauf en s'approchant volontairement.
Deux conséquences que je répète à chaque commande. Un texte placé à 30 cm du sol est un texte perdu, et il y en a sur un kakémono sur deux. Et un message principal placé tout en haut oblige les gens à lever la tête à un mètre de distance, ce qu'ils ne font pas.
Sur un mur d'image, la logique change : le bas est masqué par les personnes qui se tiennent devant, donc tout ce qui compte se place au-dessus de 1,20 m et le bas peut être uni.
L'entretien, le transport et la durée de vie réelle
Ce qui décide de la durée de vie d'un kakémono, ce n'est presque jamais l'impression : c'est la manipulation.
Le rangement. Un film enroulable qui reste plié plutôt qu'enroulé garde une marque définitive. La housse fournie protège le bord bas, celui qui prend tous les chocs quand on pose le caisson.
La température. Un roll-up laissé dans un coffre de voiture en été se déforme : le film travaille, il gondole, et la déformation ne se rattrape pas.
Le nettoyage. Un chiffon microfibre à peine humide, jamais de produit solvant, jamais de frottement sec sur un film mat. Un textile de mur d'image se lave à froid et se repasse à basse température côté envers, ce qui est un vrai avantage sur les stands.
Le mât. C'est la pièce qui casse en premier sur un roll-up, et elle casse presque toujours au rangement, pas au montage : on rabat la toile trop vite, le mât se coince, il se voile. Sur les modèles de qualité, il se remplace seul.
Une durée de vie réaliste, avec un usage de salon : trois à cinq ans pour la structure d'un roll-up correct, deux à trois ans pour la toile si elle voyage souvent. Sur un support qui reste dans un hall, la toile tient bien plus longtemps, et c'est le visuel qui se périme avant elle.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre un kakémono et un roll-up ?
Le roll-up est un mécanisme : un caisson à ressort qui enroule la toile. Le kakémono est un format et un mot générique pour un visuel vertical, suspendu ou monté sur pied. Tous les roll-ups sont des kakémonos au sens courant ; tous les kakémonos ne sont pas des roll-ups, et notamment pas ceux qui se suspendent par une barre haute et basse.
Un roll-up peut-il rester dehors ?
Non. Il est conçu pour l'intérieur : le caisson n'a pas de lest, le mât télescopique se voile sous un effort latéral, et le film enroulable se déforme à l'humidité. Pour l'extérieur, l'oriflamme est le seul support de cette famille prévu pour le vent, avec un socle lesté adapté au sol.
Peut-on changer la toile d'un roll-up sans racheter le caisson ?
Sur les modèles de qualité, oui : la toile se remplace en ouvrant le caisson, et l'opération se facture bien moins qu'un ensemble neuf. Sur les modèles d'entrée de gamme, le caisson est clipsé de façon définitive et il faut tout racheter. C'est la question à poser au moment de l'achat, pas trois ans après.
Quelle hauteur pour être vu dans un hall ?
Deux mètres placent le haut du visuel au-dessus des têtes, ce qui est le minimum utile dans un lieu où circulent des gens. En dessous de 1,80 m, le message disparaît dès qu'il y a du monde. La position du message pèse autant que la hauteur totale : le texte principal doit se situer entre 1,20 et 1,80 m du sol, c'est-à-dire à hauteur d'œil, et non tout en haut.
Vérifier ce que vous avez retenu sur les supports verticaux
Cinq questions sur ce qui tient debout, et où. Rien n’est enregistré et rien n’est envoyé : les réponses restent dans votre navigateur.
Quel support de cette famille est conçu pour l'extérieur ?
L’article dit autre chose. L'oriflamme est le seul conçu pour le vent : son mât est souple et sa toile suit le mouvement. Le roll-up et le X-banner sont des objets d'intérieur, et un roll-up posé dehors tombe au premier coup de vent, toujours du côté où il y a des gens.
Dans l’article : La question qui décide : dedans ou dehors
L’article dit autre chose. L'oriflamme est le seul conçu pour le vent : son mât est souple et sa toile suit le mouvement. Le roll-up et le X-banner sont des objets d'intérieur, et un roll-up posé dehors tombe au premier coup de vent, toujours du côté où il y a des gens.
Dans l’article : La question qui décide : dedans ou dehors
C’est bien ce que dit l’article. L'oriflamme est le seul conçu pour le vent : son mât est souple et sa toile suit le mouvement. Le roll-up et le X-banner sont des objets d'intérieur, et un roll-up posé dehors tombe au premier coup de vent, toujours du côté où il y a des gens.
Dans l’article : La question qui décide : dedans ou dehors
L’article dit autre chose. L'oriflamme est le seul conçu pour le vent : son mât est souple et sa toile suit le mouvement. Le roll-up et le X-banner sont des objets d'intérieur, et un roll-up posé dehors tombe au premier coup de vent, toujours du côté où il y a des gens.
Dans l’article : La question qui décide : dedans ou dehors
Qu'est-ce qu'un roll-up standard comprend en matière de lestage ?
L’article dit autre chose. Le caisson fait 20 à 30 cm de profondeur pour deux mètres de hauteur, sans aucun lest. Dans un lieu ventilé, hall à portes automatiques ou allée de salon, il faut ajouter des pieds élargis ou des sacs de lest, qui ne sont pas dans la boîte.
Dans l’article : Le lestage, qui n'est jamais fourni
L’article dit autre chose. Le caisson fait 20 à 30 cm de profondeur pour deux mètres de hauteur, sans aucun lest. Dans un lieu ventilé, hall à portes automatiques ou allée de salon, il faut ajouter des pieds élargis ou des sacs de lest, qui ne sont pas dans la boîte.
Dans l’article : Le lestage, qui n'est jamais fourni
C’est bien ce que dit l’article. Le caisson fait 20 à 30 cm de profondeur pour deux mètres de hauteur, sans aucun lest. Dans un lieu ventilé, hall à portes automatiques ou allée de salon, il faut ajouter des pieds élargis ou des sacs de lest, qui ne sont pas dans la boîte.
Dans l’article : Le lestage, qui n'est jamais fourni
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Dans l’article : Le lestage, qui n'est jamais fourni
À quelle hauteur placer le message principal d'un kakémono de deux mètres ?
L’article dit autre chose. Les yeux se situent à environ 1,60 m du sol : la zone de lecture confortable va de 1,40 à 1,90 m. C'est la zone que les maquettes laissent souvent vide, parce qu'on compose en regardant une image entière sur un écran et qu'on place naturellement le titre en haut.
Dans l’article : Ce qu'il faut composer et à quelle hauteur
C’est bien ce que dit l’article. Les yeux se situent à environ 1,60 m du sol : la zone de lecture confortable va de 1,40 à 1,90 m. C'est la zone que les maquettes laissent souvent vide, parce qu'on compose en regardant une image entière sur un écran et qu'on place naturellement le titre en haut.
Dans l’article : Ce qu'il faut composer et à quelle hauteur
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Dans l’article : Ce qu'il faut composer et à quelle hauteur
L’article dit autre chose. Les yeux se situent à environ 1,60 m du sol : la zone de lecture confortable va de 1,40 à 1,90 m. C'est la zone que les maquettes laissent souvent vide, parce qu'on compose en regardant une image entière sur un écran et qu'on place naturellement le titre en haut.
Dans l’article : Ce qu'il faut composer et à quelle hauteur
Que désigne la mention « blockout » sur un support enroulable ?
L’article dit autre chose. Un support fin laisse passer la lumière et le visuel de l'autre côté transparaît, ce qui crée un fantôme visible sur un double face. Les supports de qualité intègrent une couche grise ou noire au milieu, et c'est ce que veut dire cette mention.
Dans l’article : Le support d'impression, ce qu'il change
C’est bien ce que dit l’article. Un support fin laisse passer la lumière et le visuel de l'autre côté transparaît, ce qui crée un fantôme visible sur un double face. Les supports de qualité intègrent une couche grise ou noire au milieu, et c'est ce que veut dire cette mention.
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Quelle résolution suffit sur un kakémono lu à un ou deux mètres ?
L’article dit autre chose. La résolution utile dépend de la distance de lecture. Exiger 300 points par pouce sur deux mètres produit un fichier de plusieurs gigaoctets pour un résultat identique. Mieux vaut demander à l'atelier à quelle échelle il veut le fichier : certains travaillent au dixième.
Dans l’article : La résolution : la question mal posée
C’est bien ce que dit l’article. La résolution utile dépend de la distance de lecture. Exiger 300 points par pouce sur deux mètres produit un fichier de plusieurs gigaoctets pour un résultat identique. Mieux vaut demander à l'atelier à quelle échelle il veut le fichier : certains travaillent au dixième.
Dans l’article : La résolution : la question mal posée
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Dans l’article : La résolution : la question mal posée
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Ce questionnaire a besoin de JavaScript pour vous répondre. Sans lui, chaque réponse se trouve dans le passage de l’article indiqué sous la question.
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