Pau · Tarbes · BéarnUn projet de communication ? Décrivez-le, on vous rappelle
Accueil / Impression & supports imprimés / Kakémono, roll-up et totem
Impression et supports imprimés

Kakémono, roll-up et totem

Un roll-up se déploie en dix secondes et se juge en trois : par la tenue du mécanisme, la planéité de la toile et la hauteur à laquelle commence le texte.

Parlons de votre projet

Un rappel sous 24 h ouvrées. Sans engagement.

Étape 1 sur 2 — votre besoin

Étape 2 sur 2 — vous joindre

Par Jean-Marc Vidalou · mis à jour le 30 août 2026

Kakémono, roll-up, oriflamme : le vocabulaire

Le mot kakémono vient du japonais et désigne à l'origine une peinture montée sur rouleau, suspendue verticalement. Dans le vocabulaire de la communication française, il s'est mis à désigner à peu près tout support vertical souple imprimé, ce qui crée une confusion permanente avec le roll-up.

En atelier, on distingue :

NomCe que c'estComment ça tient
Kakémono suspenduToile ou papier imprimé, suspendu par une barre hauteCrochet, câble, potence murale
Roll-up, ou enrouleurToile enroulée dans un caisson lesté, tirée vers le hautLe caisson au sol, une potence télescopique au dos
X-bannerToile tendue sur une croix de fibreQuatre œillets aux angles
TotemStructure rigide autoportante, souvent en carton alvéolaire ou en aluminiumSa propre base
Oriflamme, ou beach flagToile en forme de voile sur un mât flexiblePied à lester ou piquet
Stand parapluieToile ou panneaux magnétiques sur une structure plianteStructure autoportante

Quand un devis dit « kakémono » sans préciser, il faut demander lequel de ces objets il désigne. L'écart de prix entre un kakémono suspendu simple et un roll-up premium va de un à cinq.

Les dimensions standard

Le roll-up de bureau et de salon existe en trois largeurs courantes.

FormatLargeur × hauteur visibleUsage
60 × 160 cmCompactAccueil, comptoir, petit espace
85 × 200 cmLe standardSalon, hall, stand
100 × 200 cmLargeFond de stand
120 × 200 cmExtra largeFond de stand, mur d'image
150 × 200 cm et plusDouble enrouleurAdossé, jamais isolé

Le 85 × 200 cm est de loin le plus vendu. C'est aussi celui pour lequel les pièces de rechange existent : sur un format exotique, une toile déchirée oblige à racheter le mécanisme.

La toile imprimée mesure toujours plus que la hauteur visible, en général 15 à 20 cm de plus, parce qu'une partie reste enroulée dans le caisson et qu'une autre est prise dans la barre haute. Le fichier doit donc prévoir cette zone perdue en bas : rien d'important dans les 20 premiers centimètres.

La règle de hauteur que personne n'applique

Un roll-up posé au sol commence à zéro. Un lecteur debout regarde à hauteur d'yeux, entre 1,50 m et 1,75 m. Sur un support de 2 m de haut, la zone réellement lue va de 1,20 m à 1,90 m, soit un peu plus d'un tiers de la surface.

Ce qui se trouve entre 0 et 60 cm est masqué par les gens qui passent devant, dans un hall ou sur un salon. Ce qui s'y trouve n'existe pas.

D'où une répartition simple, qui n'a rien d'original mais qui est presque jamais respectée :

  • 0 à 60 cm : aplat, couleur, motif. Aucune information.
  • 60 à 120 cm : information secondaire, coordonnées, adresse du site.
  • 120 à 190 cm : le message. Titre, bénéfice, offre.
  • 190 à 200 cm : logo, ou rien.

La taille du titre se calcule sur la distance de lecture. Pour un salon où l'on lit à trois ou quatre mètres, une hauteur de lettre capitale de 6 à 8 cm est un minimum. Pour un hall où l'on passe à un mètre, 3 cm suffisent.

Le fichier

C'est le sujet sur lequel les idées reçues font le plus de dégâts.

La résolution. On lit partout qu'il faut 300 ppp. C'est faux sur du grand format, et cela produit des fichiers ingérables. La résolution utile dépend de la distance de lecture : un roll-up regardé à un mètre au minimum se contente de 100 à 150 ppp à l'échelle 1. En pratique, on travaille souvent à l'échelle 1/10 en 1 000 à 1 500 ppp, ou à l'échelle 1 en 120 ppp, ce qui revient au même.

Le mode colorimétrique. CMJN. Les imprimantes grand format à jet d'encre ont souvent six à huit encres, dont des cyans et magentas clairs, et parfois des orange et vert qui élargissent le gamut. Un fichier RVB sera converti, et les couleurs très saturées seront ramenées à ce que la machine sait faire.

Le noir. Sur un aplat noir de grande surface en jet d'encre, un noir seul donne un gris-brun. On enrichit, typiquement autour de 60 % de cyan, 50 % de magenta, 50 % de jaune sous 100 % de noir. Trop d'encre au total, en revanche, sature le support et allonge le séchage.

Le format du document. À la dimension de la toile, hauteur totale comprise, avec 2 cm de débord en haut et en bas quand l'imprimeur le demande. Sur un roll-up, il n'y a pas de fond perdu latéral : la toile est coupée à la largeur exacte.

Les polices. Vectorisées. Sur un fichier de deux mètres de haut, une substitution de police ne se rattrape pas.

Les supports et leur tenue

Toile polyester enduite, 200 à 250 g/m². Le standard du roll-up intérieur. Elle se roule sans marquer, elle ne se déchire pas facilement.

Toile bloc-out. Doublée d'une couche noire opaque. Indispensable dès qu'il y a une source de lumière derrière, sinon le visuel du dos transparaît. Sur un roll-up double face, c'est obligatoire.

Polypropylène. Moins cher, plus rigide, il garde la mémoire du pli. Sur un support qu'on enroule et déroule vingt fois, il marque.

Bâche PVC. Pour l'extérieur. Trop rigide pour un enrouleur, elle sert aux kakémonos suspendus et aux banderoles.

Textile enduit pour rétroéclairage. Cas particulier, pour les caissons lumineux.

Durée de vie observée : en usage intérieur normal, une toile de roll-up tient plusieurs années. Ce qui casse en premier, c'est le mécanisme, en particulier le ressort de rappel et la potence télescopique. Sur les modèles d'entrée de gamme, le ressort perd sa tension après une trentaine de déploiements et la toile ne remonte plus droite.

Prix observés

Ordres de grandeur relevés sur des devis en 2025 et 2026, toile imprimée quadri, hors création graphique.

SupportOrdre de grandeur
Roll-up 85 × 200 cm, entrée de gamme, housse souple60 à 110 € HT
Roll-up 85 × 200 cm, mécanisme renforcé, housse rigide120 à 250 € HT
Roll-up 100 × 200 cm double face, toile bloc-out180 à 380 € HT
Toile de rechange seule, 85 × 200 cm40 à 90 € HT
X-banner 60 × 160 cm35 à 80 € HT
Oriflamme 70 × 300 cm avec mât et pied croix90 à 220 € HT
Kakémono suspendu 100 × 200 cm, toile + barres60 à 150 € HT
Totem carton alvéolaire 100 × 200 cm90 à 200 € HT

L'écart entre l'entrée de gamme et le milieu de gamme se joue presque entièrement sur le mécanisme et la housse, pas sur l'impression. Une bonne question à poser au fournisseur : la toile de rechange est-elle vendue séparément, et à quel prix. Si la réponse est non, l'objet est jetable.

Choisir entre roll-up, totem, X-banner et stand

Le choix se fait sur trois critères, dans cet ordre : combien de fois l'objet sera transporté, quelle surface il doit occuper, et combien de temps il doit rester en place.

Un usage nomade et fréquent. Le roll-up gagne, parce qu'il se range dans une housse de 90 cm et se monte seul. Investir dans un mécanisme renforcé se rentabilise dès la dixième sortie.

Un usage fixe et durable. Le kakémono suspendu ou le totem rigide tiennent mieux. Un enrouleur laissé déployé six mois voit sa toile se détendre.

Une surface à couvrir. Au-delà de 1,50 m de large, il vaut mieux deux roll-up de 85 cm côte à côte qu'un seul enrouleur large : ils se transportent séparément, on peut n'en emporter qu'un, et le remplacement d'une toile abîmée coûte moitié moins.

Un budget très serré. Le X-banner est le moins cher et le moins durable. Il convient pour une opération ponctuelle, pas pour un usage régulier.

De l'extérieur. Ni roll-up, ni X-banner. Oriflamme si l'on veut du mouvement, panneau rigide si l'on veut de la lisibilité.

Ce qu'un salon demande réellement

Une remarque de terrain, valable pour les salons professionnels du Sud-Ouest comme pour les autres. Sur un stand de 9 m², le visiteur ne s'arrête pas devant un support, il passe dans une allée à environ un mètre par seconde. Ce qu'il perçoit se réduit à trois éléments : le nom, le secteur d'activité, et une couleur.

Cela conduit à une hiérarchie contre-intuitive. Le support le plus utile n'est pas celui qui explique le mieux, c'est celui qui se voit de loin et qui dit ce que fait l'entreprise en trois mots. Les explications se donnent en parlant, ou par un imprimé qu'on emporte.

Une organisation de stand qui fonctionne, pour un budget contenu : un roll-up en fond, avec le nom et l'activité en très gros ; un deuxième roll-up latéral avec une information de preuve, un chiffre ou une gamme ; des dépliants sur une table ; rien d'autre. Le troisième et le quatrième roll-up n'ajoutent rien, ils encombrent.

Deux détails matériels qui sauvent une journée : une housse rigide plutôt qu'un fourreau souple, parce que le transport en soute ou en coffre plie les caissons ; et une toile de rechange commandée en même temps que la première, tant que le fichier est encore chez l'imprimeur et que le réassort ne coûte qu'une impression.

Ce qui rate le plus souvent

  • La toile qui ondule. Cela vient d'une tension mal réglée, ou d'une toile trop légère pour la largeur. Sur du 120 cm de large en toile fine, c'est presque systématique.
  • Le visuel coupé en bas. Le commanditaire a calculé sur la hauteur visible et non sur la hauteur totale de toile.
  • Le texte à 30 cm du sol, invisible dès qu'une personne se tient devant.
  • Un logo repris en JPEG à 72 ppp et agrandi vingt fois.
  • Un dégradé subtil qui devient une succession de bandes. Sur du grand format, un dégradé long avec peu d'écart de teinte donne du banding, sauf à ajouter un léger bruit dans le fichier.
  • Le roll-up rangé enroulé dans une voiture chaude tout un été. La toile prend la forme du rouleau et ne se remet plus à plat.

Sources

  • Caractéristiques et grammages des supports : documentation technique des fabricants de toiles et de bâches.
  • Rendu colorimétrique en jet d'encre grand format : profils fournis par les fabricants d'encres et de machines.
  • Fourchettes de prix : ordres de grandeur observés sur des devis en 2025 et 2026, sans barème public de référence.

Dans le même cocon

On remonte à la page mère, puis on passe à la page sœur suivante. Aucun lien direct vers un autre cocon.

Questions fréquentes

Quelle est la dimension standard d'un roll-up ?

85 × 200 cm de surface visible. C'est le format le plus répandu, et le seul pour lequel les toiles et pièces de rechange sont couramment disponibles. La toile imprimée mesure 15 à 20 cm de plus en hauteur, car une partie reste dans le caisson.

Quelle résolution pour un fichier de kakémono ?

Entre 100 et 150 ppp à l'échelle réelle suffisent pour un support lu à un mètre ou plus. Le 300 ppp souvent réclamé vient de l'impression de petits formats et produit ici des fichiers inutilement lourds sans gain visible.

Quelle différence entre un kakémono et un roll-up ?

Le kakémono, au sens strict, est suspendu par une barre haute. Le roll-up est un enrouleur : la toile s'enroule dans un caisson lesté posé au sol. Dans le langage commercial, les deux mots sont souvent employés indifféremment, ce qui rend indispensable de préciser le mode de fixation dans un devis.

Combien de temps dure un roll-up ?

La toile tient plusieurs années en usage intérieur. C'est le mécanisme qui lâche en premier : sur les modèles d'entrée de gamme, le ressort perd sa tension après quelques dizaines de déploiements. Un modèle dont la toile est remplaçable séparément se garde beaucoup plus longtemps.

Peut-on utiliser un roll-up en extérieur ?

Non, sauf modèle spécifique lesté à l'eau. Le vent couche l'enrouleur standard et la toile intérieure n'est pas traitée pour l'ultraviolet. Pour l'extérieur, on utilise une oriflamme, un panneau ou une banderole.