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Dibond, Forex, Akilux, plexiglas : choisir un support rigide

Les noms qui circulent sont des marques, pas des matières. Derrière, il y a cinq familles qui n'ont ni la même rigidité, ni la même tenue au soleil, ni le même mode de fixation. Voici comment choisir sans se tromper de nom.

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Par Laurent Doassans · 7 septembre 2026

Des marques prises pour des matières

Trois noms reviennent dans toutes les demandes, et ce sont des marques déposées devenues des noms communs dans le métier.

Dibond désigne un panneau composite constitué de deux fines tôles d'aluminium collées de part et d'autre d'une âme en polyéthylène. Il existe des équivalents sous d'autres marques.

Forex désigne un PVC expansé, une plaque de plastique alvéolé dans la masse, légère et rigide.

Akilux désigne un polypropylène alvéolaire, c'est-à-dire une plaque à cannelures internes, comme un carton ondulé en plastique.

Employer ces noms n'est pas grave si l'on sait de quelle famille on parle. Ce qui l'est, c'est de commander un Dibond en pensant à une plaque légère, ou un Akilux en attendant une tenue de dix ans.

Le composite aluminium

Deux peaux d'aluminium, une âme plastique, généralement en 2 ou 3 millimètres d'épaisseur.

C'est le support rigide de référence pour tout ce qui doit rester en place et bien vieillir : plaque professionnelle, panneau de façade, totem, signalétique d'entreprise.

Ses qualités : très plan, il ne gondole pas ; rigide sans être lourd ; il tient plusieurs années dehors ; il se perce, se visse et se colle facilement ; sa surface accepte aussi bien l'impression directe que l'adhésif contrecollé.

Ses limites : c'est le plus cher des supports courants, et il ne se plie pas sans être rainé à la fraise, opération qui demande une machine spécifique.

Le PVC expansé

Une plaque de PVC alvéolé, généralement de 3 à 10 millimètres.

Léger, rigide pour son poids, il se découpe très facilement, y compris à la forme, ce qui en fait le support des lettres découpées, des silhouettes et des panneaux d'intérieur.

Sa surface légèrement satinée reçoit bien l'impression directe.

Ses limites sont thermiques et mécaniques. Il se dilate sensiblement avec la température, ce qui provoque un gondolement sur les grandes surfaces posées en plein soleil. Et il casse net sous un choc, alors que le composite se déforme.

Dehors, il tient une à deux saisons selon l'exposition. À l'intérieur, il dure très longtemps.

Le polypropylène alvéolaire

La plaque à cannelures, généralement de 3 à 5 millimètres.

C'est le support économique par excellence : panneau immobilier, panneau électoral, panneau de chantier temporaire, PLV extérieure de courte durée.

Très léger, il se pose avec des colliers, des œillets ou des vis à embase large. Il résiste à la pluie.

Ses limites sont claires. Les cannelures se voient par transparence sur un aplat clair, et elles créent un effet de rayures. Il est peu rigide et il vibre au vent. Et il se fragilise au soleil au bout de quelques mois.

Un point pratique : le sens des cannelures compte. Elles doivent être verticales sur un panneau vertical, sinon le panneau se plie sous son propre poids.

Le plexiglas et les plaques transparentes

Le polyméthacrylate de méthyle, connu sous plusieurs marques, est une plaque transparente rigide.

On l'emploie pour les plaques professionnelles à distance du mur, les enseignes rétroéclairées, les protections, les supports de comptoir.

Ses qualités : une transparence supérieure au verre, une résistance aux chocs bien meilleure, et une belle tranche polie.

Ses limites : il raye, il se charge en électricité statique et attire la poussière, et il coûte cher. Il existe aussi en version coulée et en version extrudée, avec des comportements différents à l'usinage : la version coulée se travaille mieux.

Sur une plaque professionnelle, la mise à distance du mur par des entretoises change complètement l'aspect, en créant une ombre portée. C'est un détail de pose qui vaut plus que bien des choix graphiques.

Le carton et le carton contrecollé

Pour l'intérieur et le court terme, le carton compact et le carton mousse restent parfaitement valides.

Le carton mousse, deux peaux de carton sur une âme de mousse, est très léger, très plan, et se coupe au cutter. C'est le support des panneaux de présentation, des expositions temporaires, des chevalets.

Il ne supporte ni l'humidité ni la manipulation répétée : les angles s'écrasent et ne se réparent pas.

Sur une exposition qui tourne, il faut soit accepter de refaire les panneaux, soit passer au PVC expansé.

La fixation, qui décide plus que la matière

C'est la partie que l'on prépare le moins et qui pose le plus de problèmes.

Le vissage direct. Simple et durable, il perce le panneau. La dilatation impose des trous légèrement surdimensionnés sur les grandes pièces, sinon le panneau se déforme ou se fend en été.

Les entretoises. Le panneau est maintenu à distance du mur par des pièces cylindriques. L'aspect est nettement meilleur, la pose demande un perçage précis et un mur sain.

Le collage. Rapide, invisible, et totalement dépendant du support : il ne tient pas sur un crépi, sur une peinture qui farine, sur un mur humide.

Les colliers et les œillets. Pour les panneaux temporaires sur grillage ou barrière.

Les profilés et les rails. Pour les signalétiques modulaires où le panneau doit pouvoir être changé.

Le choix se fait sur le support de pose, pas sur le panneau. Un mur en pierre, un bardage métallique, une vitrine et un grillage n'appellent pas les mêmes solutions.

L'impression : directe ou contrecollée

Deux méthodes, deux rendus, deux prix.

L'impression directe dépose l'encre sur la plaque, avec une machine à plat. Pas d'épaisseur ajoutée, pas de risque de décollement, et un rendu qui dépend de la surface du support.

Le contrecollage consiste à imprimer sur un vinyle adhésif puis à le poser sur la plaque. Le rendu est meilleur, notamment sur les aplats et les photographies, et on peut ajouter un laminage de protection.

Le contrecollage a un autre avantage : il permet de changer le visuel sans changer le panneau, ce qui compte sur une signalétique appelée à évoluer.

Son inconvénient est le risque de décollement dans le temps, surtout en extérieur et sur les bords, et il ajoute une opération donc un coût.

La tenue au soleil

C'est le facteur qui tue les panneaux extérieurs, bien avant la pluie.

Les encres pâlissent, les couleurs virent, et l'ordre est presque toujours le même : le magenta part en premier, ce qui fait verdir les rouges et bleuir les violets.

Un laminage anti-ultraviolet ralentit fortement le phénomène. Il se demande explicitement, il coûte peu au regard du panneau, et il double couramment la durée de vie apparente d'un visuel.

Aucun fabricant ne peut garantir une durée précise, parce qu'elle dépend de l'orientation, de la latitude, du reflet du sol et de la pollution. Ce que je constate : un panneau plein sud non protégé montre une dérive visible en une saison, alors qu'un panneau nord tient plusieurs années.

Le poids et la sécurité

Un panneau posé en hauteur est un objet qui peut tomber.

Le composite aluminium en 3 millimètres pèse plusieurs kilos au mètre carré. Sur une pièce de deux mètres carrés fixée en hauteur, la fixation doit être dimensionnée en conséquence, et le mur doit pouvoir la recevoir.

Sur un bâtiment recevant du public, sur une façade en zone protégée, ou sur un support en hauteur au-dessus d'un passage, la question dépasse le choix de la matière : elle relève des règles applicables et, selon les cas, d'une autorisation. Elle se pose à la mairie et, pour la tenue mécanique, à un professionnel de la pose.

La découpe à la forme

Tous ces supports se découpent, et c'est ce qui permet de sortir du rectangle.

Le PVC expansé est le plus facile à découper : il se fraise proprement, y compris sur des formes complexes, et il donne des lettres découpées et des silhouettes nettes.

Le composite aluminium se découpe aussi, avec un outillage plus exigeant ; ses tranches laissent voir l'âme, ce qui se traite par un profilé ou en acceptant l'aspect.

Le polypropylène alvéolaire se découpe mais montre ses cannelures ouvertes sur les tranches, ce qui limite les formes fines.

Le plexiglas se découpe au laser, ce qui donne une tranche polie très propre, ou à la fraise, ce qui donne une tranche mate à polir.

Deux remarques de conception. Une découpe complexe multiplie la longueur de coupe, donc le temps machine, donc le prix. Et une forme à angles rentrants aigus fragilise la pièce : un arrondi de quelques millimètres au fond des angles évite les amorces de rupture.

Le stockage et la manutention

Ces supports s'abîment plus souvent en réserve qu'en pose.

Le composite aluminium se raye et se marque : il voyage avec un film de protection sur chaque face, qu'il ne faut retirer qu'au dernier moment.

Le PVC expansé s'écrase aux angles et se voile s'il est stocké debout appuyé sur un coin. Il se range à plat.

Le polypropylène alvéolaire se plie sous son propre poids s'il est stocké mal soutenu.

Le plexiglas se raye au moindre frottement et se charge en électricité statique, ce qui attire la poussière ; il garde son film de protection jusqu'à la pose.

Sur une commande de plusieurs panneaux livrés avant une pose différée, prévoir où ils seront stockés fait partie du projet.

Choisir en trois questions

Une méthode courte qui suffit dans la plupart des cas.

Combien de temps le panneau doit-il durer ? Quelques semaines oriente vers le polypropylène alvéolaire, une saison vers le PVC expansé, plusieurs années vers le composite aluminium.

Où sera-t-il posé ? Intérieur sec, intérieur humide, extérieur abrité, extérieur exposé. Chaque cran restreint les matières possibles.

Et comment sera-t-il fixé ? Vissé, collé, posé sur cadre, suspendu, sur pied. Le mode de fixation exclut parfois une matière : on ne visse pas proprement un carton mousse.

Ces trois réponses désignent en général une seule famille. Les questions d'aspect et de finition viennent après, et elles se traitent dans la famille retenue plutôt qu'en arbitrant entre des matières incomparables.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Dibond ?

Une marque de panneau composite constitué de deux tôles d'aluminium collées sur une âme plastique. Il existe des équivalents sous d'autres marques. C'est le support rigide le plus durable et le plus plan pour l'extérieur.

Quelle différence entre Forex et Akilux ?

Le premier est un PVC expansé, plein et alvéolé dans la masse, rigide et lisse. Le second est un polypropylène alvéolaire à cannelures, plus léger, moins rigide, et dont les cannelures se voient sur les aplats clairs.

Quel support pour un panneau de chantier ?

Le polypropylène alvéolaire, léger, économique et résistant à la pluie, avec des cannelures orientées verticalement. Pour un chantier long de plusieurs années, le composite aluminium tient beaucoup mieux.

Combien de temps tient un panneau dehors ?

La matière tient longtemps ; c'est le visuel qui part en premier. Sans laminage protecteur, une dérive de couleur est visible en une saison en exposition plein sud. Un laminage anti-ultraviolet double couramment cette durée.

Vaut-il mieux imprimer directement ou coller un adhésif ?

L'impression directe évite tout risque de décollement et coûte moins. Le contrecollage donne un meilleur rendu sur les photographies et permet de changer le visuel sans changer le panneau. Le choix dépend de la durée et de l'évolutivité.

Faut-il une autorisation pour poser un panneau sur une façade ?

Cela dépend du format, du lieu et du règlement local de publicité. La question se pose au service urbanisme de la mairie avant la fabrication, et la réponse se demande par écrit.

Panneaux rigides : reconnaître les matières

Cinq questions pour ne plus commander une marque en croyant commander une matière. Rien n’est enregistré et rien n’est envoyé : les réponses restent dans votre navigateur.

  1. Que désigne le nom Dibond ?

  2. Pourquoi le sens des cannelures compte-t-il sur un panneau en polypropylène alvéolaire ?

  3. Sur quoi se décide le mode de fixation d'un panneau ?

  4. Quel avantage le contrecollage a-t-il sur l'impression directe, au-delà du rendu ?

  5. Qu'est-ce qui tue un panneau extérieur en premier ?

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