Laurent Doassans
Laurent Doassans, seize ans poseur d'enseignes et d'adhésifs. Il a vu des centaines de logos finir sur un mur, et il raconte ce qui s'y perd.
Parlons de votre projet
Un rappel sous 24 h ouvrées. Sans engagement.
Un logo, je ne le vois jamais sur un écran. Je le vois découpé dans du vinyle, à quatre heures du matin sur une nacelle, ou collé sur la portière d'un utilitaire qui roulera cinq ans sous le soleil. Ça change complètement la façon de le juger.
Seize ans que je pose : lettres découpées, caissons, vitrophanie, covering, totems. Ce que j'ai appris, c'est que la moitié des identités visuelles sont conçues pour être regardées à trente centimètres, alors qu'elles seront lues à vingt mètres, de biais, la nuit. Je ne suis pas graphiste et je ne critique le travail de personne nommément. Ici, j'écris ce qu'un logo devient une fois posé.
Ce que je couvre
- La lisibilité réelle : hauteur de lettre, distance de lecture, contraste sur le support d'accueil.
- Ce qui disparaît à la découpe : dégradés, filets fins, effets, ombres portées.
- La tenue dans le temps : vinyles, encres, orientation de la façade, années d'exposition.
- Les contraintes de pose : support, planéité, accès, hauteur, éclairage.
Mes limites, écrites
- Je suis poseur, pas graphiste, pas urbaniste, pas spécialiste de la publicité extérieure.
- Sur les autorisations d'enseigne, je renvoie à la mairie et au code de l'environnement. Je ne dis jamais ce qui est autorisé où : cela dépend du règlement local, et le règlement local change.
- Je ne nomme aucune enseigne, aucun commerce, aucun confrère.
- Je ne dis pas « il faut ». Je dis ce que j'ai posé, et ce que ça donnait à trois ans.