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title: BAT impression : fonds perdus, CMJN et fichier
description: BAT impression, fonds perdus, CMJN, profils ICC, résolution, vectorisation et noir composé : les réglages qui font accepter ou refuser un fichier.
url: https://www.agence-de-communication-pau.fr/impression-publicitaire/fichier-bat-impression/
sources: Volumes Google Ads (relevé du 29/08/2026), SERP Google organique live
licence: Chiffres réutilisables en citant la source et la date de relevé.
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BAT impression : fonds perdus, CMJN et fichier 

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 Accueil / Impression & supports imprimés / Le fichier d'impression et le BAT

 Impression et supports imprimés 
# Le fichier d'impression et le BAT
 Vingt-huit ans que je vois passer les mêmes cinq erreurs de fichier. Elles ne viennent pas d'un manque de talent : elles viennent de ce que l'écran ment sur trois points précis. 

## Parlons de votre projet

 Un rappel sous 24 h ouvrées. Sans engagement.

 Par Jean-Marc Vidalou · mis à jour le 30 août 2026

## Ce qu'est un BAT
 BAT signifie « bon à tirer ». C'est le document par lequel le commanditaire déclare que le fichier est conforme à ce qu'il attend et autorise le lancement du tirage. C'est un acte contractuel, pas une formalité.
 Il en existe trois formes, qui n'engagent pas la même chose :
 Le BAT numérique  : un PDF envoyé par courriel, validé par retour. Il engage sur le contenu, le texte, la mise en page, la position des éléments. Il n'engage pas sur la couleur, parce que l'écran de chacun affiche autre chose.
 Le BAT papier, non contractuel  : une sortie sur une imprimante de bureau ou de contrôle. Il donne une idée, il ne fait pas référence.
 L'épreuve contractuelle certifiée  : une sortie couleur produite sur une machine calibrée, avec une bande de contrôle et un certificat attestant que les écarts sont dans les tolérances d'une norme, typiquement ISO 12647-2 pour l'offset. C'est le seul document qui permet de contester une couleur livrée.
 Ce qu'il faut retenir : sans épreuve contractuelle, une discussion sur la couleur n'a pas d'arbitre. Elle coûte de 40 à 120 € sur les devis observés en 2025 et 2026, et elle se justifie dès que la couleur est un enjeu, en particulier sur une couleur de marque.

## Les fonds perdus
 C'est le refus numéro un, et le plus simple à éviter.
 Une machine ne coupe pas au micron. La tolérance de coupe est de l'ordre du millimètre, parfois un peu plus sur du grand format. Si l'image ou l'aplat s'arrête exactement au bord du format fini, la coupe qui passe à un demi-millimètre à l'extérieur laisse un liseré blanc.
 Le fond perdu est le débord de l'image au-delà du format fini. On le règle ainsi :

| Type de travail | Fond perdu recommandé |
|---|---|
| Petits imprimés, cartes, flyers | 3 mm sur chaque bord |
| Brochures, catalogues | 3 à 5 mm |
| Grand format souple, bâche | 2 à 5 cm selon la finition et les ourlets |
| Grand format rigide, panneau | 3 à 5 mm |
| Étiquettes et packaging | 3 mm, plus les recouvrements aux plis |

 Son pendant est la zone de sécurité , à l'intérieur : aucun texte ni élément important à moins de 3 à 5 mm du bord fini, davantage sur un dépliant côté pliure et sur une brochure côté reliure. Sans elle, l'objet paraît coupé de travers alors que la coupe est dans la tolérance.
 Une erreur fréquente : appliquer le fond perdu en agrandissant l'image sans agrandir le document. Le document doit mesurer le format fini plus deux fois le fond perdu, et porter des repères de coupe.

## CMJN, RVB et pourquoi votre bleu n'existe pas
 Un écran émet de la lumière. Il additionne du rouge, du vert et du bleu, et il peut produire des couleurs très saturées, en particulier des bleus électriques et des verts.
 Une presse dépose de l'encre sur du papier. L'encre absorbe la lumière et en renvoie une partie. On soustrait, avec quatre encres : cyan, magenta, jaune et noir, d'où le sigle CMJN.
 Ces deux ensembles de couleurs ne se recouvrent pas. Une partie de ce qu'un écran affiche n'a aucun équivalent en quadrichromie. Le cas type est le bleu vif, souvent choisi comme couleur de marque parce qu'il est magnifique en RVB, et qui revient en impression comme un bleu plus sourd, légèrement violacé.
 Ce qu'on peut faire :
 Convertir soi-même en CMJN, avec le bon profil , et regarder le résultat. Cela évite la mauvaise surprise, puisque la conversion aura lieu de toute façon.
 Utiliser un ton direct quand la teinte est critique. Une encre préparée à la couleur exacte, sortie d'un nuancier de tons directs, se pose lors d'un passage supplémentaire. Cela coûte un passage machine, et cela donne la couleur.
 Choisir une couleur de marque qui existe dans les deux mondes. C'est la décision la plus économique, et elle se prend au moment de la création du logo, pas trois ans après.
 Les profils ICC sont les descriptions du comportement d'un couple presse-papier. On travaille avec le profil correspondant au support : profil pour couché, profil pour non couché. Ces profils sont normalement fournis par l'imprimeur. Le fichier livré en portant le bon donne une conversion prévisible.

## La résolution utile
 Le fameux « 300 dpi » est une règle de petit format, appliquée aveuglément à tout, ce qui produit des fichiers inutilisables sur du grand format.
 La bonne façon de le poser : la résolution utile dépend de la distance de lecture .

| Support | Distance de lecture | Résolution utile |
|---|---|---|
| Carte de visite, flyer, brochure | 30 à 50 cm | 300 ppp à la taille finale |
| Affiche A3, A2 | 1 m | 200 à 300 ppp |
| Roll-up, panneau | 1 à 3 m | 100 à 150 ppp |
| Bâche de façade | 10 m et plus | 30 à 72 ppp |
| Panneau routier grand format | 30 m | 15 à 30 ppp |

 « ppp » signifie points par pouce ; « dpi » en est l'équivalent anglais. La valeur s'entend à la taille d'utilisation , ce que beaucoup de fichiers oublient : une image de 300 ppp agrandie deux fois n'est plus qu'à 150 ppp.
 Et une règle qui n'a pas d'exception : un logo ne devrait jamais être une image matricielle. Il doit être un tracé vectoriel, qui s'agrandit sans limite. C'est le sujet de la page consacrée aux fichiers de logo.

## Les polices
 Deux solutions, une seule bonne dans la plupart des cas.
 Vectoriser transforme les lettres en formes géométriques. Le texte n'est plus modifiable, mais il ne peut plus être substitué. C'est la solution la plus sûre pour un fichier destiné à un tiers.
 Incorporer conserve le texte comme texte et embarque la police dans le PDF. Cela permet une correction de dernière minute chez l'imprimeur. Certaines licences de polices interdisent l'incorporation, ce qui produit un PDF où la police manque.
 Ce qu'il ne faut jamais faire : fournir un fichier sans l'une ni l'autre. À l'ouverture, la police absente est remplacée par une autre, les lignes se décalent, et personne ne s'en aperçoit avant l'impression.

## Le noir, et le total d'encre
 Un sujet technique qui produit à lui seul un grand nombre de reprises.
 Le noir seul , c'est-à-dire 0 % de cyan, 0 % de magenta, 0 % de jaune et 100 % de noir, s'utilise pour tout texte de petite taille. Il est net : une seule encre, donc aucun risque de décalage de repérage.
 Le noir composé , ou noir riche, ajoute des encres sous le noir pour obtenir une densité plus profonde. Une formule courante en offset est de 60 % de cyan, 40 % de magenta, 40 % de jaune et 100 % de noir. Il s'utilise sur les grands aplats noirs, jamais sur du petit texte : le moindre décalage de repérage fait apparaître un contour coloré autour des lettres.
 Le total d'encre est la somme des quatre pourcentages. Il est plafonné selon le procédé et le papier, en général autour de 300 % sur couché en offset et nettement moins sur non couché ou sur papier journal. Un aplat à 400 % de total d'encre ne sèche pas, macule au façonnage et colle les feuilles entre elles. Les logiciels de mise en page savent contrôler cette valeur.

## Le format de fichier
 Le PDF est la norme de fait. Encore faut-il le bon PDF.
 PDF/X-1a ou PDF/X-4 sont les profils d'échange destinés à l'impression. Ils imposent les polices incorporées, un espace colorimétrique défini et l'absence de transparence non aplatie pour le premier.
 Les repères de coupe doivent être présents, décalés du format fini de la valeur du fond perdu.
 Une page par page , dans l'ordre, pas de doubles pages sauf demande.
 Pas de calques masqués qui contiennent des versions antérieures.
 Pas de protection par mot de passe , qui bloque l'imposition.
 Les fichiers bureautiques, traitements de texte et tableurs, ne sont pas des fichiers d'impression : ils n'ont ni fond perdu, ni gestion de la couleur, ni contrôle des polices. Ce qui en sort peut être imprimé, mais le résultat ne se discute pas.

## La liste de contrôle avant envoi
 Document au format fini, plus le fond perdu, avec repères de coupe.
 Rien d'important à moins de 4 mm du bord.
 Mode CMJN, profil correspondant au papier.
 Images à la résolution utile pour la distance de lecture.
 Logo en vectoriel.
 Polices vectorisées ou incorporées.
 Texte fin en noir seul, aplats en noir enrichi.
 Total d'encre dans la limite du procédé.
 Nombre de pages conforme à la contrainte de façonnage.
 Nom de fichier explicite, avec la version et la date.
 
## Ce qui rate
 Le fichier envoyé « en basse définition pour valider » et jamais remplacé par la version finale.
 La couleur de marque saisie en hexadécimal, transmise telle quelle, et convertie automatiquement en un CMJN approximatif.
 Le blanc utilisé comme une couleur sur un support non blanc. Sur du kraft ou du transparent, le blanc doit être une encre, prévue et facturée.
 Le fichier corrigé après l'envoi du BAT, avec un nom identique. Deux versions circulent, et c'est la mauvaise qui part en machine.
 Les fonds perdus présents mais l'image simplement étirée, ce qui déforme légèrement tout le visuel.
 Le PDF exporté avec les repères de coupe collés au format fini, donc coupés eux aussi.
 
## Sources
 Tolérances colorimétriques et de repérage : ISO 12647-2:2013, technologie graphique, procédés lithographiques offset.
 Profils d'échange PDF pour l'impression : normes de la série PDF/X.
 Profils ICC de référence : profils fournis par l'imprimeur selon le couple presse-papier.
 Fourchettes de prix : ordres de grandeur observés sur des devis en 2025 et 2026.

## Dans le même cocon
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## Questions fréquentes
 Qu'est-ce qu'un BAT en imprimerie ?
 Le bon à tirer est le document par lequel le commanditaire valide le fichier et autorise le tirage. Une fois signé, il transfère la responsabilité des erreurs qu'il contient. Il en existe trois formes : numérique, papier non contractuel, et épreuve certifiée, qui est la seule à faire référence sur la couleur.
 Combien de fond perdu faut-il prévoir ?
 3 mm sur chaque bord pour les petits imprimés, 3 à 5 mm pour les brochures, et 2 à 5 cm pour du grand format souple selon la finition. À l'intérieur, il faut aussi éloigner le texte d'au moins 3 à 5 mm du bord fini.
 Faut-il toujours travailler en 300 dpi ?
 Non. Le 300 ppp vaut pour un support lu à trente ou cinquante centimètres. Un roll-up lu à deux mètres se contente de 100 à 150 ppp, une bâche de façade de 30 à 72 ppp. La valeur s'entend toujours à la taille finale d'utilisation.
 Pourquoi mes couleurs sont-elles différentes à l'impression ?
 Parce qu'un écran additionne de la lumière et qu'une presse soustrait avec des encres. Une partie des couleurs affichables en RVB, en particulier les bleus et verts saturés, n'existe pas en quadrichromie. Convertir soi-même en CMJN avec le profil du papier permet de voir le résultat avant, et de décider.
 Faut-il vectoriser les polices ?
 Pour un fichier livré à un tiers, oui, dans la plupart des cas : aucune autre méthode ne garantit qu'il n'y aura pas de substitution. L'incorporation reste possible et permet une correction de dernière minute, à condition que la licence de la police l'autorise.
