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title: Typographie de logo et couleurs de marque : les choisir
description: Typographie de logo et couleurs de marque : licences, lisibilité réelle, contraste mesuré, équivalences imprimé, vinyle et peinture. Vu de la pose.
url: https://www.agence-de-communication-pau.fr/identite-visuelle/typographie-couleurs/
sources: Volumes Google Ads (relevé du 29/08/2026), SERP Google organique live
licence: Chiffres réutilisables en citant la source et la date de relevé.
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Typographie de logo et couleurs de marque : les choisir 

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 Identité visuelle et marque 
# Typographie et palette de couleurs
 Une couleur choisie sur un écran calibré et une police choisie sur une planche de présentation ne disent rien de ce qu'elles deviendront à vingt mètres, sous un lampadaire, sur un mur beige. 

## Parlons de votre projet

 Un rappel sous 24 h ouvrées. Sans engagement.

 Par Laurent Doassans · mis à jour le 30 août 2026

## Le problème que je vois passer
 Je pose des lettres et des adhésifs depuis seize ans. Ce que je vois arriver, ce sont des choix faits à trente centimètres d'un écran, pour des objets qui seront lus à vingt mètres, de biais, la nuit.
 Ce n'est pas une critique du travail des graphistes. C'est une question d'endroit d'où l'on regarde. Une police fine à contraste marqué est magnifique sur un écran de vingt-sept pouces. Découpée en vinyle à quatre centimètres de haut et collée sur une vitrine, ses déliés disparaissent.
 Ce qui suit rassemble ce qui tient et ce qui ne tient pas, une fois posé.

## Combien de polices, et lesquelles
 Deux familles suffisent presque toujours : une pour les titres, une pour le texte. Trois est un maximum. Chaque famille supplémentaire ajoute un fichier à charger sur un site, une licence à payer, et une occasion d'incohérence.
 Les familles, du point de vue de ce qu'elles deviennent une fois posées :

| Famille | Comportement en découpe et à distance |
|---|---|
| Linéale, sans empattement | La plus sûre. Les formes restent lisibles en petit et à distance |
| Linéale géométrique | Belle, mais le O et le 0 se confondent, et le l et le I aussi |
| Avec empattements | Les empattements fins cassent à la découpe et se bouchent à la gravure |
| Égyptienne, empattements épais | Tient bien, présence forte |
| Script, écriture manuscrite | Les liaisons se déchirent à l'échenillage sous 6 cm de hauteur |
| Fantaisie | À réserver au logo, jamais au texte |

 Trois critères qui comptent plus que le style :
 Le contraste entre pleins et déliés. Plus il est marqué, plus la police souffre en petit, en découpe et de loin. Un délié de moins de 1,5 mm après découpe se déchire à la pose.
 La hauteur d'x. C'est la hauteur des lettres minuscules sans jambage. Une grande hauteur d'x donne un texte lisible en petit corps. C'est le critère le plus utile et le moins regardé.
 La distinction des caractères ambigus. Le 1, le l minuscule et le I majuscule. Le 0 et le O. Sur un numéro de téléphone en façade, cela compte.

## Les licences, un sujet juridique
 Une police de caractères n'est pas gratuite parce qu'elle est installée sur un ordinateur. Trois usages distincts, trois licences généralement séparées :
 L'usage bureautique , pour composer des documents.
 L'usage web , pour l'auto-héberger sur un site.
 L'usage en logo ou en produit dérivé , parfois soumis à une licence spécifique.
 Deux conséquences pratiques :
 Une police achetée pour un poste ne couvre pas l'ensemble d'une entreprise ; les licences sont souvent vendues par nombre de postes ou par volume de pages vues.
 Une police auto-hébergée sur un site sans licence adaptée est une contrefaçon. C'est une question à poser explicitement au prestataire avant la mise en ligne.
 Il existe des familles distribuées sous licence libre, de très bonne qualité, qui règlent le sujet. Elles ont un inconvénient : elles sont très employées, donc peu distinctives.

## Les couleurs : ce qu'il faut donner, et pour quels supports
 C'est l'erreur la plus fréquente des chartes graphiques. Une couleur donnée uniquement en valeur écran n'est pas une couleur définie.
 Une couleur de marque doit porter au minimum quatre références :

| Support | Référence à fournir |
|---|---|
| Écran | Valeur hexadécimale et valeurs RVB |
| Impression quadrichromie | Valeurs CMJN |
| Impression en ton direct | Référence d'un nuancier de tons directs |
| Adhésif et vinyle | Référence dans une gamme de vinyles de couleur |
| Peinture, si façade | Référence dans un nuancier de peinture |

 Les trois dernières lignes manquent presque toujours, et c'est ce qui produit le résultat que je constate : un bleu sur le site, un autre sur le flyer, un troisième sur l'enseigne. De loin, personne ne voit une marque : on voit trois entreprises.
 Ce qu'il faut savoir sur les écarts inévitables : la quadrichromie ne peut pas reproduire toutes les couleurs affichables sur un écran, en particulier les bleus et les verts très saturés. Les gammes de vinyles comptent quelques dizaines de teintes, pas des milliers. Le choix d'une couleur de marque devrait donc se faire en vérifiant qu'elle existe dans les quatre mondes , et non l'inverse.

## Le contraste se mesure
 Il ne s'apprécie pas à l'œil, parce que l'œil s'habitue.
 Sur un écran, le rapport de contraste entre un texte et son fond se calcule. Les critères de niveau AA des règles pour l'accessibilité des contenus web, version 2.1, demandent au moins 4,5:1 pour le texte courant et 3:1 pour le grand texte. Le sujet est traité dans la page accessibilité web.
 Sur un support physique, le calcul n'existe pas sous cette forme, mais le principe reste. Ce que j'observe :
 Un texte clair sur un mur clair disparaît à quinze mètres, même s'il paraît lisible sur la maquette.
 Sous un éclairage public orangé, les rouges virent au brun et les bleus foncés deviennent noirs. Une charte bleu nuit sur façade est invisible la nuit.
 Un contraste fort entre deux couleurs vives fatigue à la lecture longue, mais fonctionne très bien sur une enseigne, qui se lit en une seconde.
 Le seul test qui vaut : imprimer, poser, et regarder à la distance réelle, de jour et de nuit.

## Combien de couleurs
 Une palette de marque tient en cinq valeurs : une couleur principale, une couleur d'accent, une encre pour le texte, un gris secondaire, un fond. Au-delà, personne ne respecte la hiérarchie et chaque support choisit ses préférées.
 Il faut aussi préciser les proportions  : quelle couleur domine, laquelle accompagne, laquelle est réservée aux détails. Une palette sans hiérarchie d'emploi produit autant d'identités que de documents.
 Et prévoir la version monochrome . Elle servira, sur un tampon, une gravure, une broderie, un fax, un document photocopié.

## Ce que ça donne sur chaque support
 Un tableau de ce que j'observe, à trois ans, sur les supports que je pose.

| Support | Ce qui tient | Ce qui ne tient pas |
|---|---|---|
| Vinyle découpé | Formes pleines, traits de 5 mm et plus | Déliés fins, dégradés, ombres portées |
| Impression sur adhésif | Aplats, dégradés doux | Couleurs très saturées hors gamme |
| Broderie | Formes simples, deux ou trois couleurs | Dégradés, détails sous 3 mm |
| Gravure | Traits épais, contrastes forts | Empattements fins, petits corps |
| Tampon | Contours nets, aplats | Tout ce qui est fin ou nuancé |
| Sérigraphie textile | Aplats francs | Nuances subtiles |

 La règle qui découle de ce tableau : une identité conçue pour survivre à la broderie et à la découpe survit à tout le reste. L'inverse n'est pas vrai.

## Comment tester avant de valider
 Cinq essais, qui coûtent une heure et évitent des années de contrariété. Je les fais faire systématiquement quand on me demande mon avis avant une pose.
 1. L'impression à taille réelle. Le logo et un texte type imprimés à la taille où ils seront posés. Pas à l'échelle : à la taille. Un A4 posé contre le mur, à la place prévue.
 2. Le recul. Reculer jusqu'à la distance de lecture réelle. Pour une devanture de rue étroite, dix mètres. Pour une façade sur avenue, trente. Pour un véhicule, cinq mètres et de trois quarts arrière.
 3. La nuit. Revenir à la tombée du jour, avec l'éclairage public allumé. C'est le test qui élimine les bleus foncés et les gris moyens.
 4. Le petit format. Le logo imprimé à un centimètre de large. Ce qui disparaît là disparaîtra sur une facture, un tampon, une étiquette et un onglet de navigateur.
 5. Le noir et blanc. Photocopier la maquette. Si deux couleurs de la palette deviennent le même gris, l'information portée par la couleur disparaît.
 Un sixième essai, quand le budget le permet et que l'enjeu est important : demander à un poseur ou à un imprimeur un échantillon réel, une lettre découpée dans le vinyle retenu, ou un tirage sur le support prévu. Cela coûte quelques dizaines d'euros et cela répond à la seule question qui compte, celle de ce que ça donne pour de vrai.
 Ces essais se font avant la validation, pas après. Une fois le logo validé et la charte payée, plus personne n'a envie d'entendre qu'il faudrait changer la couleur.

## Ce qui rate
 La police de titre choisie pour sa finesse, illisible dès qu'elle descend sous six centimètres en façade.
 La couleur validée sur un écran non calibré, puis jamais retrouvée sur aucun support.
 Le dégradé dans le logo, qui n'existe ni en découpe, ni en broderie, ni en gravure.
 Une palette de sept couleurs sans hiérarchie.
 L'absence de version monochrome, découverte le jour où il faut un tampon.
 La police libre installée sur le poste du graphiste, absente de tous les autres, et remplacée partout ailleurs.
 Le bleu nuit sur une façade orientée nord, sous un éclairage au sodium.
 
## Ce que je demande quand on m'envoie une charte
 Quand une entreprise me confie une pose, je regarde trois choses dans sa charte, et je sais en deux minutes si le chantier va bien se passer.
 Les références de couleur pour mon métier. Si la charte donne une correspondance dans une gamme de vinyles, je commande et la couleur sera juste. Si elle ne donne qu'une valeur écran, je dois convertir, proposer la teinte la plus proche, et faire valider sur un échantillon. Cela ajoute une semaine et parfois une déception.
 La taille minimale d'emploi du logo. Elle m'évite de poser un signe qui ne se lira pas. Quand elle manque, c'est le client qui décide de la taille, et il la décide sur un plan, pas sur le mur.
 La version monochrome. Sur une lettre découpée dans du vinyle de couleur, il n'y a qu'une couleur. Si la version monochrome n'existe pas, je dois la fabriquer, et c'est moi qui décide alors ce qui disparaît du logo. Ce n'est pas mon rôle.
 Trois informations, une page de charte. Quand elles y sont, la pose se déroule sans un seul appel. Quand elles manquent, il faut trois échanges, un échantillon et une validation, ce qui coûte plus cher au client que le temps que sa charte aurait mis à les écrire.

## Sources
 Contrastes : Web Content Accessibility Guidelines 2.1, critères de niveau AA, base technique du RGAA 4.1.2.
 Reproduction des couleurs en impression : ISO 12647-2:2013 ; nuanciers des fabricants pour les tons directs, les vinyles et les peintures.
 Licences de polices : conditions des fonderies, distinctes selon l'usage bureautique, web ou en logo.
 Comportement des supports à trois ans : observations de pose, sans valeur statistique.

## Dans le même cocon
 On remonte à la page mère, puis on passe à la page sœur suivante. Aucun lien direct vers un autre cocon.
 page mère Création d'identité visuelle à Pau page sœur La direction artistique page sœur Refondre son identité visuelle 

## Questions fréquentes
 Combien de polices faut-il pour une identité de marque ?
 Deux suffisent presque toujours : une pour les titres, une pour le texte. Trois est un maximum. Chaque famille supplémentaire ajoute une licence à gérer, un fichier à charger sur le site et une occasion d'incohérence.
 Quelle police choisir pour un logo ?
 Une famille dont les pleins et les déliés sont peu contrastés, avec une grande hauteur d'x et des caractères ambigus bien distincts. Les empattements fins et les écritures manuscrites cassent à la découpe et se bouchent à la gravure, ce qui limite les supports où le logo pourra vivre.
 Quelles références de couleur faut-il exiger dans une charte ?
 Au minimum quatre : la valeur écran, les valeurs pour l'impression en quadrichromie, une référence de ton direct, et une référence dans une gamme de vinyles. Une couleur donnée seulement en valeur écran n'est pas définie, et donnera un résultat différent sur chaque support.
 Quel contraste faut-il respecter ?
 Sur un écran, les critères de niveau AA des règles WCAG 2.1 demandent au moins 4,5:1 pour le texte courant et 3:1 pour le grand texte. Sur un support physique, le principe reste mais le calcul n'existe pas : le seul test valable est de poser et de regarder à la distance réelle, de jour et de nuit.
 Une police gratuite convient-elle à une marque ?
 Techniquement, oui : il existe des familles sous licence libre de très bonne qualité, qui règlent la question juridique pour l'imprimé comme pour le web. Leur inconvénient est d'être très employées, donc peu distinctives.
