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title: Comment envoyer un emailing : les étapes réelles
description: Les étapes d'un envoi d'emailing, du choix de l'outil à l'analyse : constitution de la liste, configuration technique, rédaction, test, envoi, et ce qu'il faut vérifier avant de cliquer.
url: https://www.agence-de-communication-pau.fr/guides/comment-envoyer-un-emailing/
sources: Volumes Google Ads (relevé du 29/08/2026), SERP Google organique live
licence: Chiffres réutilisables en citant la source et la date de relevé.
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Comment envoyer un emailing : les étapes réelles 

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# Comment envoyer un emailing : la mécanique, dans l'ordre
 Envoyer un emailing depuis une boîte professionnelle en mettant deux cents adresses en copie cachée est la méthode la plus rapide de finir en indésirable et de ne jamais savoir pourquoi. 
 
 Crête enneigée des Pyrénées sur fond de ciel bleu 

## Parlons de votre projet

 Un rappel sous 24 h ouvrées. Sans engagement.

 Par Florian Bourret Gérant de Happiness, consultant SEO 7 septembre 2026 

 Dans cet article
 Envoyer un emailing en huit étapes 
 Pourquoi pas depuis sa messagerie 
 La liste : d'où elle vient 
 La configuration technique 
 Le nom et l'adresse d'expéditeur 
 L'objet 
 Le contenu 
 La structure d'un email marketing 
 Le lien de désabonnement 
 Segmenter la liste de diffusion 
 Choisir son logiciel d'emailing 
 Exemples de campagnes emailing pour une PME 
 Les tests avant envoi 
 Le moment de l'envoi 
 Après l'envoi 
 Écrire à des clients ou à des prospects : deux campagnes différentes 
 Ce qu'il ne faut pas faire 
 Construire une liste honnêtement 
 La montée en charge 
 La régularité 
 Sources 
 
## Envoyer un emailing en huit étapes
 Avant le détail, la marche complète d'une campagne emailing, dans l'ordre où elle se prépare.
 Constituer la liste de contacts , en sachant d'où vient chaque adresse.
 Choisir un logiciel d'emailing et y importer les contacts, clients et prospects séparés.
 Authentifier le domaine d'envoi : SPF, DKIM et DMARC.
 Définir l'objectif de la campagne : informer, inviter, vendre, relancer.
 Rédiger le message  : objet, texte de prévisualisation, corps, bouton d'action.
 Segmenter la liste de diffusion si le message ne concerne pas tout le monde.
 Tester le mail sur plusieurs messageries et sur téléphone.
 Envoyer, puis analyser les retours, les clics et les désabonnements.
 Chaque étape est détaillée plus bas. Les trois premières se font une fois ; les suivantes reviennent à chaque campagne.

## Pourquoi pas depuis sa messagerie
 Trois raisons, et elles sont indépendantes de la qualité du mail.
 Les fournisseurs de messagerie limitent le nombre de destinataires par envoi, et un envoi massif depuis une boîte ordinaire déclenche des protections.
 Les mécanismes de filtrage examinent la façon dont un mail est envoyé autant que son contenu. Un envoi de mails groupé depuis une adresse individuelle ressemble techniquement à ce que font les expéditeurs indésirables.
 Et vous ne savez rien du résultat : ni qui a ouvert, ni qui a cliqué, ni quelles adresses sont invalides.
 Un outil d'envoi, c'est-à-dire un logiciel d'emailing comme Brevo (anciennement Sendinblue) ou l'un de ses concurrents, n'est pas un luxe. Il gère la configuration technique, la liste de contacts, le désabonnement, les retours et les statistiques de chaque campagne d'emailing. C'est aussi ce que règle un prestataire à qui l'on confie ses campagnes d'emailing , et ce qu'il faut savoir vérifier soi-même.

## La liste : d'où elle vient
 C'est le point le plus important, et c'est une question juridique autant que pratique.
 La constitution et l'usage d'un fichier d'adresses relèvent du cadre applicable aux données personnelles. Les questions de base légale, d'information des personnes, de consentement selon les cas, de durée de conservation et de droit d'opposition se traitent avec la documentation de la CNIL ou avec un conseil. Les grandes lignes figurent sur la page consacrée au RGPD appliqué à l'emailing , qui renvoie aux textes.
 Je ne les interprète pas ici, et je conseille de ne pas s'en remettre à un prestataire d'envoi sur ce point.
 Ce que je peux dire du point de vue pratique : une liste dont vous ne savez pas d'où elle vient est un problème que l'envoi révélera. Les adresses achetées produisent des taux de plainte élevés, ce qui dégrade durablement la réputation de votre domaine expéditeur.

## La configuration technique
 Elle se fait une fois, elle prend une heure, et elle conditionne tout le reste.
 Trois mécanismes d'authentification permettent aux serveurs destinataires de vérifier qu'un mail envoyé en votre nom vient bien de vous.
 Le premier déclare quels serveurs sont autorisés à envoyer pour votre domaine.
 Le deuxième signe cryptographiquement les emails.
 Le troisième indique ce qu'un serveur destinataire doit faire quand les deux premiers échouent, et permet de recevoir des rapports.
 Ces trois enregistrements s'appellent SPF, DKIM et DMARC, et ils se posent dans la configuration du nom de domaine. Les outils d'envoi fournissent les valeurs exactes à saisir, et leur documentation explique la marche à suivre.
 Sans eux, une part significative des messages n'arrive pas, et vous ne le saurez pas. Les réglages et les causes d'une mauvaise délivrabilité sont détaillés à part.
 Gmail en a fait une condition écrite depuis le 1er février 2024. Tout expéditeur doit poser au moins SPF ou DKIM et garder un taux de spam signalé sous 0,3 %. Au-delà de 5 000 messages par jour vers des adresses Gmail, SPF, DKIM et DMARC sont exigés tous les trois, avec un désabonnement en un clic pour les emails marketing. Peu de PME atteignent ce volume, mais la direction est claire.

## Le nom et l'adresse d'expéditeur
 Deux décisions qui influent sur le taux d'ouverture d'une campagne emailing plus que le contenu.
 Le nom affiché doit être reconnaissable. Un nom de service générique est moins ouvert qu'un nom d'entreprise connu du destinataire, et parfois moins qu'un nom de personne.
 L'adresse d'expédition doit être une adresse qui reçoit. Utiliser une adresse de non-réponse est une pratique répandue et déconseillée : elle empêche les destinataires de répondre, ce qui est à la fois désagréable et un signal négatif pour les filtres.
 Prévoyez une adresse relevée, et acceptez que certaines réponses soient des désabonnements formulés à la main.

## L'objet
 C'est ce qui décide de l'ouverture, avec le nom de l'expéditeur.
 Trois principes.
 Dire ce qu'il y a dedans. Un objet mystérieux fait ouvrir une fois et décevoir ensuite.
 Rester court : les affichages sur téléphone tronquent au-delà de quelques dizaines de caractères, et l'essentiel doit être au début.
 Éviter ce qui ressemble à du courrier indésirable : majuscules en excès, ponctuation multiple, promesses.
 Le texte de prévisualisation, cette ligne affichée après l'objet dans certaines messageries, est un espace utile que presque personne ne renseigne. Sans lui, la messagerie affiche le début du mail, souvent une phrase technique.

## Le contenu
 Un emailing se lit en diagonale, sur un téléphone, dans un fil qui en contient trente.
 Ce qui fonctionne : un message principal, visible sans faire défiler, et une seule action proposée, sous la forme d'un bouton d'appel à l'action (CTA) clair.
 Ce qui ne fonctionne pas : une lettre d'information contenant six sujets d'égale importance. Le lecteur ne choisit pas, il ferme.
 Deux points techniques qui comptent.
 L'email doit rester compréhensible sans les images, qui sont bloquées par défaut dans de nombreux clients. Un mail entièrement composé d'une seule grande image est invisible pour ces lecteurs.
 Et il doit se lire sur une largeur de téléphone, ce qu'on appelle un design d'emailing responsive : une seule colonne, un corps de texte suffisant, des boutons assez grands pour être touchés.

## La structure d'un email marketing
 Un email de campagne se construit comme une page courte, en quatre blocs. Les modèles des logiciels d'emailing reprennent tous ce découpage.
 L'en-tête , le header des modèles anglophones : le logo, parfois un lien « voir la version en ligne ». Il doit rester léger, parce qu'il occupe le haut de l'écran sur téléphone, là où le lecteur décide de continuer ou non.
 Le corps  : un titre, deux ou trois paragraphes courts, une image si elle apporte quelque chose. Le message principal doit être compris avant le premier défilement.
 Le bouton d'action  : un seul, avec un verbe qui dit ce qui se passe au clic (« Réserver ma place », « Voir le catalogue »). Un lien texte répété plus bas aide les messageries qui affichent mal les boutons.
 Le pied de mail  : coordonnées de l'entreprise, raison pour laquelle la personne reçoit ce mail, lien de désabonnement. C'est la partie que les filtres et les destinataires mécontents lisent en premier.

### Mails texte ou mails illustrés
 Un email très graphique n'est pas forcément plus efficace qu'un message sobre qui ressemble à un mail écrit par une personne. Pour une relance de clients ou une invitation à un petit groupe, le format texte passe souvent mieux. Pour une offre visuelle, un catalogue ou un événement, l'image a sa place, à condition de garder le texte essentiel en dehors de l'image. Le seul juge reste le taux de clic de vos propres campagnes : testez les deux formats sur deux envois comparables.

## Le lien de désabonnement
 Il est obligatoire dans le cadre applicable, et il est dans votre intérêt.
 Un destinataire qui ne trouve pas comment se désabonner utilise le bouton de signalement de sa messagerie. Ce signalement compte bien plus lourd contre vous qu'un désabonnement.
 Rendez-le visible, en clair, et faites qu'il fonctionne en un clic.
 Les modalités précises de cette obligation, comme celles de l'information des personnes, relèvent du cadre applicable et se vérifient auprès de la CNIL ou d'un conseil.

## Segmenter la liste de diffusion
 Envoyer le même mail à toute la liste est la façon la plus simple de mener une campagne, et rarement la plus utile.
 La segmentation consiste à découper la liste de contacts selon ce que vous savez de chacun : clients ou prospects, produit acheté, date du dernier achat, centre d'intérêt déclaré à l'inscription. Un artisan qui écrit à ses clients d'il y a trois ans et à ses prospects de la semaine dernière ne leur dit pas la même chose.
 Deux ou trois segments suffisent pour commencer. Au-delà, chaque segment demande son propre message, et la stratégie d'emailing devient un travail de rédaction à plein temps.
 Le marketing automation pousse la logique plus loin : des emails déclenchés par un événement, comme une inscription, une demande de devis ou un panier abandonné. Le plus simple à mettre en place est le message de bienvenue, envoyé automatiquement à chaque nouvel inscrit.

## Choisir son logiciel d'emailing
 Les outils d'email marketing se ressemblent sur le papier : éditeur par glisser-déposer, modèles, gestion des contacts, statistiques. Les différences se jouent ailleurs, et elles se voient dès la première campagne.
 L'authentification du domaine. L'outil doit guider la pose de SPF, DKIM et DMARC, et afficher clairement si elle est faite. C'est le premier critère, avant le prix.
 La gestion des désabonnements et des retours. Retrait automatique des adresses invalides, lien de désinscription en un clic, liste de suppression conservée.
 La segmentation. Pouvoir créer un segment à partir d'un champ (client ou prospect, ville, date d'inscription) sans exporter la liste dans un tableur.
 Les rapports. Ouvertures, clics par lien, désabonnements et plaintes, campagne par campagne.
 L'hébergement des données. Un critère à regarder pour une entreprise française, au regard du cadre applicable aux données personnelles.
 Pour démarrer, l'offre gratuite de Brevo permet d'envoyer jusqu'à 300 emails par jour, ce qui suffit pour tester une première liste de diffusion. Mailchimp, Brevo et la plupart des autres outils proposent ensuite des formules payantes calculées sur le nombre de contacts ou d'envois. La comparaison détaillée des outils d'emailing pour une PME se fait sur ces critères, pas sur la longueur des listes de fonctions.

### Et Gmail, pour une petite liste ?
 Les comptes Gmail personnels de Google sont limités : l'aide Gmail indique un blocage temporaire au-delà de 500 emails envoyés dans la journée, ou d'un même message adressé à plus de 500 destinataires. Même sous ce seuil, la boîte de réception du destinataire reçoit un message sans lien de désabonnement ni suivi. Pour une lettre à vingt partenaires, cela passe ; pour une campagne marketing, non.

## Exemples de campagnes emailing pour une PME
 Les campagnes qui fonctionnent pour une petite entreprise sont souvent les plus simples. Cinq exemples pratiques, du plus facile au plus exigeant.
 La newsletter mensuelle. Une actualité, un conseil utile, un rendez-vous. Elle entretient le lien avec les clients et les prospects, sans rien vendre à chaque fois.
 L'invitation. Portes ouvertes, salon, atelier : un message, une date, un bouton d'inscription. L'action demandée est unique et claire, ce qui se lit ensuite dans le taux de clic.
 L'offre saisonnière. Une promotion datée, envoyée au segment concerné plutôt qu'à toute la liste.
 La relance de devis. Un email envoyé quelques jours après une demande restée sans suite. Il se rédige une fois et s'envoie au cas par cas.
 L'email de bienvenue. Déclenché à chaque inscription, il confirme ce que la personne va recevoir et à quel rythme. C'est la porte d'entrée la plus simple vers le marketing automation.

### Mettre en place le marketing automation sans s'y perdre
 Les outils de marketing automation permettent d'automatiser l'envoi d'emails selon un scénario : une inscription, un clic, un achat, une date. La tentation est de tout construire d'un coup. Mieux vaut commencer par un seul scénario, le message de bienvenue, le mesurer pendant deux ou trois mois, puis ajouter la relance. Un scénario qui tourne seul doit être relu régulièrement : une offre périmée envoyée automatiquement pendant un an fait plus de dégâts qu'une campagne ratée.

## Les tests avant envoi
 Une liste de vérifications qui prend vingt minutes et qui évite l'essentiel des ratés.
 Envoyez-vous le mail à vous-même, sur au moins deux messageries différentes, et ouvrez-le sur un téléphone.
 Vérifiez l'affichage sans images.
 Cliquez sur tous les liens, un par un. Un lien cassé dans un emailing ne se rattrape pas.
 Vérifiez la personnalisation sur plusieurs destinataires de test : un champ manquant produit une formule ridicule.
 Relisez l'objet, le nom d'expéditeur et le texte de prévisualisation, qui sont les trois éléments que le destinataire voit en premier et qu'on relit en dernier.
 Et vérifiez la date : un message annonçant un événement passé est le raté le plus fréquent.

## Le moment de l'envoi
 Beaucoup d'affirmations circulent sur le meilleur jour et la meilleure heure. Je n'ai pas de source solide à citer qui vaudrait pour tous les secteurs.
 On ne peut vérifier qu'une chose : ce qui se passe sur votre propre liste. Les logiciels d'emailing donnent les heures d'ouverture réelles de vos destinataires.
 Deux principes indépendants de l'horaire.
 La régularité compte plus que le moment : une liste habituée à recevoir un mail mensuel l'attend.
 Et éviter les périodes saturées de votre secteur vaut mieux que chercher l'heure idéale.

## Après l'envoi
 Trois choses à faire dans les jours qui suivent.
 Regarder les retours durs, c'est-à-dire les adresses définitivement invalides, et les retirer de la liste. Continuer d'envoyer à des adresses mortes dégrade la réputation d'expédition.
 Regarder les désabonnements. Un taux inhabituellement élevé est une information sur le contenu ou sur la fréquence des campagnes.
 Et regarder ce qui a été cliqué. C'est plus instructif que le taux d'ouverture, dont la mesure est devenue approximative depuis que certaines messageries préchargent les images.

### Les indicateurs de performance à suivre
 Cinq KPI suffisent pour piloter une campagne emailing, calculés sur les emails délivrés plutôt que sur les emails envoyés.
 le taux de délivrabilité : la part des emails envoyés acceptés par les serveurs destinataires, sans retour ;
 le taux d'ouverture, à lire avec prudence pour la raison ci-dessus ;
 le taux de clic : le nombre de destinataires qui ont cliqué, divisé par le nombre d'emails délivrés ;
 le taux de désabonnement ;
 le taux de plainte, celui que Gmail demande de garder sous 0,3 %.
 Comparez une campagne à la précédente sur la même liste, pas à des moyennes de secteur publiées sans échantillon.

### Calculer le retour sur investissement
 Le retour sur investissement d'une campagne se calcule simplement, à condition de savoir ce qu'elle a produit : chiffre d'affaires des commandes ou des devis signés venant de la campagne, moins son coût (abonnement à l'outil, temps de préparation, visuels), divisé par ce coût. Les liens de suivi ajoutés aux boutons, que les outils d'envoi savent ajouter, permettent de rattacher une visite ou une commande du site à un mail précis. Sans ce suivi, on ne mesure que des ouvertures et des clics, et la question du rendement reste sans réponse.

## Écrire à des clients ou à des prospects : deux campagnes différentes
 On mélange souvent les deux dans la même liste de diffusion, et c'est la source de beaucoup de désabonnements.
 Les clients connaissent l'entreprise. Ils attendent des mails utiles : une nouveauté qui les concerne, un rappel d'entretien, une invitation, une information pratique. Le ton peut être direct, et la fréquence un peu plus soutenue, tant que chaque message apporte quelque chose.
 Les prospects ne vous doivent rien. Leurs mails doivent d'abord rappeler pourquoi ils les reçoivent (une demande de devis, une inscription sur le site, une rencontre sur un salon), puis proposer une seule chose simple : un guide, une date, un échange. Une campagne de prospection qui parle comme une campagne client paraît intrusive.
 Dans un logiciel d'emailing, cette distinction tient en un champ de la fiche contact, rempli à l'import. C'est la segmentation la plus utile qui soit, et elle ne coûte rien. Elle permet aussi de lire les statistiques séparément : un taux de clic correct sur les clients peut cacher des campagnes de prospection qui ne fonctionnent pas du tout.

## Ce qu'il ne faut pas faire
 Cinq pratiques d'email marketing qui coûtent cher et qu'on voit encore.
 Envoyer à une liste achetée.
 Réutiliser une liste collectée pour un autre objet sans vérifier que l'usage est couvert.
 Masquer le désabonnement ou le rendre difficile.
 Envoyer un mail fait d'une seule grande image, sans texte.
 Et augmenter brutalement le volume d'envoi sur un domaine qui n'a jamais envoyé : la montée en charge se fait progressivement, faute de quoi les filtres réagissent.

## Construire une liste honnêtement
 C'est le sujet qui décide de tout le reste, et il se traite en amont.
 Quatre sources légitimes, dans l'ordre de qualité.
 Les personnes qui se sont inscrites elles-mêmes, sur un formulaire du site ou des réseaux sociaux qui disait ce qu'elles allaient recevoir.
 Les clients, dans les conditions prévues par le cadre applicable, qui dépend de la nature de la relation et se vérifie auprès de la CNIL.
 Les personnes rencontrées, qui ont accepté d'être recontactées, avec une trace de cet accord.
 Et les demandes reçues de prospects, traitées selon la finalité annoncée au moment de la collecte.
 Ce qui ne constitue pas une source : une liste achetée, une liste récupérée d'un ancien poste, un fichier collecté pour un autre objet.
 Une pratique qui règle beaucoup de questions : noter, pour chaque contact, d'où il vient et à quelle date. Ce champ tient dans une colonne et il répond à la première question qu'on vous posera.

## La montée en charge
 Un point technique qui explique beaucoup d'échecs de premier envoi.
 Un domaine qui n'a jamais envoyé de mails en nombre n'a pas de réputation auprès des serveurs destinataires. Un envoi soudain de cinq mille emails depuis ce domaine ressemble techniquement à ce que font les expéditeurs indésirables.
 La pratique consiste à monter progressivement : quelques centaines d'envois, puis davantage, sur plusieurs semaines, en surveillant les retours.
 Les logiciels d'emailing documentent cette montée et l'accompagnent. Il faut la respecter, et elle contrarie l'envie d'envoyer tout de suite à toute la liste.
 Deux indicateurs à surveiller pendant cette période : le taux de retours durs, qui signale une liste de mauvaise qualité, et le taux de plainte, qui signale un problème de consentement ou de contenu.
 Un taux de plainte élevé dès le premier envoi n'est pas un problème de délivrabilité : c'est un problème de liste.

## La régularité
 Un point qui compte plus que le contenu de chaque envoi.
 Une liste habituée à recevoir un email mensuel l'attend. Une liste qui reçoit un email tous les huit mois ne se souvient pas de vous, et le taux de plainte grimpe.
 Trois conséquences pratiques.
 Choisissez un rythme tenable avant de commencer, et annoncez-le au moment de l'inscription.
 Tenez-le, même quand vous n'avez pas grand-chose à dire : un email court vaut mieux qu'un silence de six mois suivi d'un email long.
 Et si vous devez interrompre, reprenez en rappelant qui vous êtes et pourquoi la personne reçoit cet email.
 Ce dernier point règle la plupart des plaintes après une longue interruption.

## Sources
 Aide Google Workspace, « Consignes pour les expéditeurs de messages » (SPF ou DKIM pour tous, SPF, DKIM et DMARC au-delà de 5 000 messages par jour, désabonnement en un clic, taux de spam sous 0,3 %, en vigueur depuis le 1er février 2024), consulté le 4 octobre 2026.
 Brevo, page d'accueil (« plateforme tout-en-un pour le marketing avec emailing, CRM, automation et chat », ex-Sendinblue), consulté le 4 octobre 2026.
 Mailchimp, page d'accueil (« plateforme d'emailing et SMS »), consulté le 4 octobre 2026.
 Aide Gmail, « Limites d'envoi dans Gmail » (blocage au-delà de 500 emails par jour ou de 500 destinataires pour un même message), consulté le 5 octobre 2026.
 Brevo, page Tarifs (offre gratuite jusqu'à 300 emails par jour), consulté le 5 octobre 2026.

## Questions fréquentes
 Qu'est-ce qu'un emailing, en une définition ?
 L'emailing, ou email marketing, désigne l'envoi d'un même email à une liste de diffusion : des clients, des prospects, des adhérents. On y range la newsletter, qui informe à intervalle régulier, l'email promotionnel, qui pousse une offre, et les emails automatiques déclenchés par une action du destinataire. Les confirmations de commande et les factures, dites transactionnelles, relèvent d'une autre logique et ne passent pas par une campagne.
 Quelle différence entre un emailing et une newsletter ?
 La newsletter est une forme d'emailing : un envoi régulier, informatif, à toute une liste de diffusion. L'emailing désigne plus largement toute campagne envoyée à une liste, y compris une offre ponctuelle, une invitation ou un message automatique.
 Combien de contacts faut-il pour lancer une campagne ?
 Il n'y a pas de minimum. Une liste de cent clients qui connaissent l'entreprise donne souvent de meilleurs résultats qu'une liste de plusieurs milliers d'adresses tièdes. Ce qui compte est l'origine des contacts et la régularité des envois.
 Quel outil choisir pour envoyer une campagne d'emailing ?
 Un logiciel d'emailing dédié, plutôt que la boîte de réception. Brevo et Mailchimp en sont deux exemples ; tous deux gèrent les contacts, la segmentation, l'envoi des campagnes et les statistiques. Le critère qui départage n'est pas la liste des fonctions : c'est la facilité à poser l'authentification du domaine et la clarté des rapports après envoi.
 Peut-on faire un emailing gratuitement ?
 Oui, pour une petite liste. Plusieurs logiciels d'emailing ont une offre gratuite ; celle de Brevo autorise jusqu'à 300 emails par jour. Le gratuit suffit pour apprendre et tester. Il devient limitant quand la liste grandit ou quand on veut automatiser les envois.
 Peut-on envoyer un emailing depuis sa messagerie professionnelle ?
 Techniquement pour quelques dizaines de destinataires, difficilement au-delà. Les limites de nombre, les filtres et l'absence de gestion du désabonnement et des retours rendent la pratique inadaptée dès qu'on dépasse un cercle restreint.
 Quelle configuration technique faut-il ?
 Trois mécanismes d'authentification à poser dans la configuration du nom de domaine, dont les valeurs exactes sont fournies par l'outil d'envoi. Sans eux, une part significative des emails n'arrive pas.
 Faut-il le consentement des destinataires ?
 Les règles applicables dépendent du contexte et de la nature des destinataires. Elles relèvent du cadre en vigueur et se vérifient auprès de la CNIL ou d'un conseil, pas auprès du prestataire d'envoi.
 Pourquoi mes emails arrivent-ils en indésirable ?
 Les causes fréquentes sont l'absence d'authentification du domaine (SPF, DKIM, DMARC), une liste de mauvaise qualité, un taux de plainte élevé, une montée en volume trop brutale, ou un message entièrement composé d'images.
 Quel jour envoyer un emailing ?
 Il n'existe pas de réponse universelle étayée. Ce qui est vérifiable, ce sont les heures d'ouverture de votre propre liste, que les outils d'envoi indiquent. La régularité compte davantage que le moment.
 Le taux d'ouverture est-il fiable ?
 De moins en moins : certaines messageries préchargent les images, ce qui compte des ouvertures qui n'ont pas eu lieu. Le taux de clic est un indicateur plus solide.

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