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title: Écoconception web : réduire l'empreinte de son site
description: Écoconception web : le RGESN 2024, les chiffres ADEME-Arcep, les leviers qui comptent vraiment, ce que ça coûte et comment mesurer sans se tromper.
url: https://www.agence-de-communication-pau.fr/creation-site-internet/ecoconception/
sources: Volumes Google Ads (relevé du 29/08/2026), SERP Google organique live
licence: Chiffres réutilisables en citant la source et la date de relevé.
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Écoconception web : réduire l'empreinte de son site 

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 Création de site internet 
# L'écoconception d'un site internet
 L'écoconception d'un site est le seul sujet environnemental du numérique où l'action d'une entreprise a un effet direct et mesurable. Encore faut-il agir sur les bons leviers, qui ne sont pas ceux qu'on met en avant. 

## Parlons de votre projet

 Un rappel sous 24 h ouvrées. Sans engagement.

 Par Aurélie Ducasteaux · mis à jour le 30 août 2026

## Ce que dit la mesure
 L'étude conduite par l'ADEME et l'Arcep sur l'empreinte environnementale du numérique en France donne la répartition qui décide de tout le reste. Sur les données 2020, les émissions de gaz à effet de serre du numérique français se répartissent ainsi :

| Poste | Part des émissions |
|---|---|
| Terminaux, c'est-à-dire les appareils des utilisateurs | 79 % |
| Centres de données | 16 % |
| Réseaux | 5 % |

 Le volet prospectif de cette étude, publié en mars 2023, projette une hausse de 45 % des émissions à l'horizon 2030 en l'absence d'action, et un triplement à 2050.
 Ce tableau change la façon de raisonner. Le poste dominant n'est ni l'hébergement, ni le réseau : ce sont les appareils, et l'essentiel de leur impact est produit à la fabrication, avant même la première utilisation.
 Conséquence directe pour un site web : le levier le plus efficace n'est pas de choisir un hébergeur vert, c'est de faire un site qui n'oblige pas les gens à changer de téléphone. Un site léger fonctionne sur un appareil de six ans. Un site lourd le rend inutilisable et participe à son remplacement.

## Le référentiel officiel
 Le RGESN , référentiel général d'écoconception de services numériques, dans sa version 2024, a été publié le 28 mai 2024. Il a été élaboré par l'Arcep et l'Arcom, en concertation avec l'ADEME, dans le cadre prévu par la loi visant à réduire l'empreinte environnementale du numérique.
 Il s'organise en neuf thématiques :
 Stratégie
 Spécifications
 Architecture
 UX et UI
 Contenus
 Frontend
 Backend
 Hébergement
 Algorithmie
 C'est un référentiel d'auto-évaluation, structuré en critères assortis de moyens de test. Il constitue la référence française du sujet, et c'est la source à citer plutôt qu'une méthodologie propriétaire d'agence.

## Les leviers qui comptent vraiment
 Classés par effet décroissant, sur ce qui se constate.
 1. Réduire le nombre de pages et de fonctions. C'est le levier de loin le plus puissant, et le seul qui relève d'une décision et non d'une technique. Une fonction non développée ne consomme rien, ne se maintient pas et ne charge rien. La question du RGESN qui dérange le plus est aussi la plus utile : ce service numérique est-il nécessaire ?
 2. Alléger les images et les vidéos. Sur un site courant, les médias représentent la plus grande partie du poids transféré. Servir une image aux bonnes dimensions, dans un format moderne, avec un chargement différé, divise couramment le poids d'une page par deux ou trois. Une vidéo en fond de bannière est à elle seule un désastre de plusieurs mégaoctets.
 3. Supprimer les scripts tiers. Chaque outil de mesure, chaque widget de réseau social, chaque bandeau externe ajoute des requêtes, du code à exécuter et souvent des connexions vers d'autres domaines. C'est aussi le poste où l'on trouve les problèmes de données personnelles.
 4. Choisir des polices sobres. Une police auto-hébergée, en un ou deux fichiers, avec le sous-ensemble de caractères réellement utilisé, pèse quelques dizaines de kilooctets. Cinq graisses chargées depuis un service externe pèsent dix fois plus et ajoutent une dépendance.
 5. Limiter le code. Un site vitrine n'a pas besoin d'un cadre de développement complet côté navigateur. Le code envoyé au navigateur doit être exécuté par l'appareil du visiteur, et c'est là que se joue l'usure.
 6. Mettre en cache correctement. Une ressource qui n'est pas retéléchargée n'est pas transférée.
 7. L'hébergement. Il compte, mais moins qu'on ne le dit : 16 % des émissions selon la répartition ci-dessus, et l'effet du choix d'un hébergeur à l'intérieur de ces 16 % est réel mais modeste. C'est un bon geste, ce n'est pas le levier principal.

## Ce qui se dit et qui ne tient pas
 « Un courriel émet X grammes de CO2. » Les chiffres qui circulent varient d'un facteur cent selon les sources et les périmètres retenus, et plusieurs d'entre eux ont été retirés par leurs auteurs. Ils ne se reprennent pas.
 « Notre site est neutre en carbone. » L'allégation de neutralité carbone est encadrée en France, et son emploi dans une publicité obéit à des conditions strictes, avec obligation de justification. Les règles applicables se vérifient auprès de l'ADEME et de la DGCCRF. Une entreprise qui affiche ce type de mention sans dossier de justification s'expose.
 « Le mode sombre économise de l'énergie. » C'est vrai sur les écrans à diodes organiques, faux ou négligeable sur les écrans à cristaux liquides rétroéclairés. L'effet à l'échelle d'un site est marginal.
 « L'hébergement vert suffit. » Il agit sur une partie des 16 % des émissions attribuées aux centres de données. C'est utile et insuffisant.

## Comment mesurer
 Trois indicateurs concrets, mesurables avec les outils intégrés à un navigateur.
 Le poids total transféré d'une page, en kilooctets. C'est l'indicateur le plus parlant. Un site vitrine sobre tient sous 500 Ko par page ; beaucoup de sites courants dépassent 3 Mo.
 Le nombre de requêtes émises pour afficher la page. Chaque requête est une connexion. En dessous de 30, on est dans un site propre ; au-delà de 100, il y a du tiers partout.
 Le temps d'exécution du code dans le navigateur, visible dans les outils de développement. C'est ce qui use les appareils anciens.
 Ces trois mesures se relèvent en cinq minutes, sur la page d'accueil et sur une page intérieure. Elles se suivent dans le temps, et elles suffisent à objectiver une discussion.
 Les outils qui affichent un score environnemental global reposent sur des modèles et des hypothèses variables. Ils sont utiles pour comparer un site à lui-même dans le temps ; leurs valeurs absolues sont à prendre avec précaution, et les auteurs sérieux le disent eux-mêmes.

## Ce que ça coûte
 L'écoconception n'est pas une prestation en plus, c'est une manière de concevoir qui supprime du travail.

| Situation | Effet sur le budget |
|---|---|
| Site conçu sobre dès le départ | Neutre à −10 %, moins de fonctions à développer |
| Ajout d'une démarche formalisée avec évaluation RGESN | +5 à 20 % |
| Optimisation d'un site existant, images et scripts | 800 à 4 000 € |
| Refonte technique pour alléger un site lourd | 3 000 à 15 000 € |

 La première ligne surprend souvent. Un site sobre coûte moins cher parce qu'il contient moins de choses : moins de fonctions, moins de scripts, moins de pages à maintenir. La sobriété est d'abord une discipline de périmètre.

## Le lien avec la performance et l'accessibilité
 Les trois sujets se recouvrent largement, et c'est une bonne nouvelle budgétaire.
 Un site léger charge vite, ce qui est le sujet de la page performance web . Un site qui fonctionne sans script lourd est utilisable sur un appareil ancien, une connexion faible, et avec des outils d'assistance, ce qui rejoint la page accessibilité web .
 Autrement dit, une seule discipline de conception produit trois résultats : un site plus rapide, plus accessible et moins consommateur. C'est l'un des rares endroits du métier où les objectifs ne s'arbitrent pas entre eux.

## Une démarche en cinq étapes, applicable à une PME
 Le RGESN est complet et il peut décourager. Voici une version applicable en quelques jours, qui capte la plus grande partie du bénéfice.
 Étape 1, mesurer l'existant. Sur trois pages représentatives, relever le poids transféré, le nombre de requêtes et le temps d'exécution du code. Noter les valeurs et la date. Sans ce point de départ, aucune amélioration ne se démontre.
 Étape 2, trancher le périmètre. Lister les fonctions du site et, pour chacune, dire combien de personnes s'en servent réellement. Le carrousel, le fil d'actualités des réseaux sociaux, le calculateur, la carte interactive, la recherche à facettes. Ce qui ne sert pas se supprime, et c'est la seule étape qui fait gagner à la fois du poids, du budget et du temps de maintenance.
 Étape 3, traiter les médias. Redimensionner les images aux dimensions réellement affichées, les convertir dans un format moderne, activer le chargement différé, supprimer les vidéos d'ambiance. Sur la plupart des sites, cette seule étape divise le poids par deux.
 Étape 4, faire le ménage dans les tiers. Lister tous les scripts externes chargés par le site, y compris ceux ajoutés par une extension. Pour chacun : à quoi il sert, qui le lit, et peut-on s'en passer. Ce ménage a un bénéfice supplémentaire du côté des données personnelles, sujet sur lequel la CNIL publie la doctrine applicable.
 Étape 5, écrire ce qu'on a fait. Une page publique qui dit ce qui a été mesuré, ce qui a été fait, avec quelles valeurs avant et après. Sans allégation globale, sans neutralité annoncée, sans score inventé. Des mesures et des dates.
 Cette dernière étape est celle qui distingue une démarche d'une posture. Elle est aussi la seule qui résiste à un contrôle.

## Ce qui rate
 La démarche d'écoconception affichée sur une page dédiée, sur un site qui pèse 4 Mo.
 La vidéo en fond de bannière, présentée comme un choix esthétique.
 Le carrousel d'accueil, qui charge cinq images dont quatre ne seront jamais vues.
 Les polices chargées depuis un service externe, en cinq graisses, dont deux sont utilisées.
 Les scripts de mesure et de widget ajoutés au fil des ans et jamais retirés.
 Le calculateur d'empreinte affiché comme une preuve, sans indiquer sa méthode ni son périmètre.
 
## Sources
 Répartition des émissions du numérique en France, 79 % terminaux, 16 % centres de données, 5 % réseaux, données 2020, et projection de +45 % à 2030 : étude ADEME-Arcep sur l'empreinte environnementale du numérique, volet prospectif publié en mars 2023.
 RGESN version 2024, publié le 28 mai 2024, neuf thématiques : Arcep, Arcom et MiNumEco, ecoresponsable.numerique.gouv.fr, consulté le 30 août 2026.
 Allégations environnementales et neutralité carbone : ADEME et DGCCRF.
 Fourchettes de prix : ordres de grandeur observés sur des devis en 2025 et 2026.

## Dans le même cocon
 On remonte à la page mère, puis on passe à la page sœur suivante. Aucun lien direct vers un autre cocon.
 page mère Création de site internet à Pau page sœur L'accessibilité numérique d'un site page sœur Hébergement, nom de domaine et maintenance 

## Questions fréquentes
 Qu'est-ce que le RGESN ?
 Le référentiel général d'écoconception de services numériques, dans sa version 2024 publiée le 28 mai 2024 par l'Arcep et l'Arcom en concertation avec l'ADEME. Il s'organise en neuf thématiques, de la stratégie à l'algorithmie, sous forme de critères assortis de moyens de test, pour une démarche d'auto-évaluation.
 Quel est le principal levier pour réduire l'empreinte d'un site ?
 Réduire le périmètre : moins de pages, moins de fonctions, moins de médias. Vient ensuite l'allégement des images et des vidéos, puis la suppression des scripts tiers. Le choix de l'hébergeur agit sur une partie des 16 % d'émissions attribuées aux centres de données, ce qui en fait un geste utile mais secondaire.
 Combien pèse un site écoconçu ?
 Un site vitrine sobre tient sous 500 kilooctets par page, avec moins de trente requêtes. Beaucoup de sites courants dépassent 3 mégaoctets. Ces deux mesures se relèvent en quelques minutes avec les outils intégrés à un navigateur.
 Peut-on dire qu'un site est neutre en carbone ?
 L'allégation de neutralité carbone est encadrée en France et son emploi dans une communication commerciale obéit à des conditions strictes, avec obligation de justification. Les règles se vérifient auprès de l'ADEME et de la DGCCRF avant toute publication.
 L'écoconception coûte-t-elle plus cher ?
 Non, quand elle est intégrée dès le départ : un site sobre contient moins de fonctions, donc moins de développement et moins de maintenance. Le surcoût apparaît quand on formalise une démarche complète avec évaluation, ou quand on reprend un site existant devenu lourd.
